◎ Toponymes communaux
- Argol - Argol
Argol, en breton Argol, proviendrait de Koll, ar gollenn, nom féminin signifiant coudrier.
D'après Jean-Claude Even, ce toponyme dériverait du latin Are Collis - devant la colline ; cette explication serait plus probante que celle liée au coudrier. Plusieurs formes toponymiques anciennes nous sont connues dont Archol et Arcol que nous découvrons en 1050 dans le Cartulaire de l'abbaye de Landévennec. Citons aussi un Argoll en 1402 dans le Cartulaire de l'Église de Quimper quivi d'un Arguel à la fin du XV° siècle et présent dans les pouillés tourangeaux suivis d'un Argol que nous pouvons lire en 1535 dans les cahiers de comptes de Jehan le Torcol.
La paroisse d'Argol semble bien antérieure à cette année 1050 et semble être paroisse primitive datée du V° siècle ; elle englobait alors Landévennec, Telgruc et Trégarvan.
- Arzano - An Arzhanaou
Arzano, en breton Arzhanoù, est retrouvé dans les documents dans le cartulaire de Sainte-Croix de Quimperlé dès l'an 1148 avec la forme Arzennou ; ce même cartulaire nous le présente avec un Arthnou en 1167. Les années suivantes nous laisserons découvrir d'autrees formes toponymiques anciennes avec ce Arzenno dans les pouillés tourangeaux et ce Arznou retrouvé dans les Preuves de Dom Morice en 1327. La Réformation des fouages nous offirons multiples toponymes anciens comme Arzennou en 1448, Arzeno en 1464, Arsannou e 1477, Arsnou en 1481 puis, en 1536, le toponyme dans sa forme contemporaine francisée.
Ce toponyme dérive de Arzh = ours ; le sens du suffixe semblant signifier célèbre. Ce toponyme est donc aussi anthroponyme et devait désigner un des pentierns ayant dominé ce territoire.
Signalons un Aržano croate à titre de pure curiosité: c'est un village de 500 habitants intégré à la municipalité de Cista Provo, en Dalmatie.
- Audierne - Gwiaen
Audierne est un des rares noms de commune dont la francisation soit totalement différente du toponyme breton qui est Gwiaen.
Si le toponyme breton Gwiaen est identique à celui de la rivière proche - le Goyen, le toponyme francisé en Audierne s'appliquait au bourg, et seulement au bourg. Gwiaen - Goyen dans sa forme locale, serait, selon certains toponymistes, un anthroponyme Uuoedgen formé de Uuoed - cri de guerre + Gen- naissance. Selon d'autres toponymistes, il faudrait rechercher une origine hydronymique à Gwiaen, dérivant alors de Gwazh - ruisseau ; signalons que Hodiern est aussi un anthroponyme porté au Bas-Moyen-Âge.
Nous connaissons plusieurs formes toponymiques anciennes. Signalons un Odierna en 1313, un Lettier Goezian en 1410 dans les Preuves de Dom Morice, un Trefgoezien en 1498, un Tregoazien autrement Kerangoezien en 1507 puis un Treffgoazien à présent dit Audierne pour le XVII°.
- Bannalec - Banaleg
Bannalec, en breton Banaleg, provient du breton Banal signifiant Genêt. Le suffixe -eg exprime une notion d'ensemble, de quantité, de lieu où... Ce suffixe sert aussi à créer les mots bretons désignant une langue: Gall - Galleg = Français, la langue française. Banaleg - Bannalec est donc un lieu où il y a du genêt ; donc une Genêtière.
Banaleg - Bannalec voit multiples formes toponymiques anciennes et est attesté en 1031 pour la première fois retrouvée dans les écrits avec un Plebs Banadluc que nous pourrons lire dans les Preuves de Dom Morice. L'an 1160, et toujours Dom Morice, nous présente un Bannadleuc en 1160, suivi d'un Banadloc en 1216 dans le cartulaire dde la Cathédrale de Quimper ; Banadlec en 1220. Ce Cartulaire nous laisse aussi lire un Banazlec en 1257, un Bannazloc en 1296, qui sera confirmé par un Banazleuc dans les Pouillés de Tours en 1368. Les Actes du Saint-Siège pour les Évêchés de Quimper nous présentent un Banaloch en 1488 alors que les archives du Finistère nous laissent lire un Bannazlec en 1560, un Baznallec en 1571 puis un Bannallec en 1630.
- Baye - 29 - Bei
Baye, en breton Bei, semble relié à Baya, vierge écossaise et compagne de Saint Maure ; il n'existe cependant aucune certitude sur le sens de ce toponyme.
Baye est cité pour la première fois connue dans les écrits en 1029 et se retrouve dans le Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Croix sous la forme toponymique ancienne Bei, ecclesia. Le XI° siècle nous verra découvrir un Beia, plebs qui sera confirmé en 1318 dans le Cartulaire de la cathédrale de Quimper avec un Bey. C'est en 1599 que le A de la francisation apparaîtra avec un Bay et se retrouvera en 1681 avec la forme française actuelle Baye ; Édit de Villers-Cotterêts oblige...
- Bénodet - Benoded
Benodet, en breton Benoded, provient du breton Beg - embouchure de fleuve ou rivière, et Oded qui est la rivière du même nom. Beg an Odet est devenu Benoded -Benodet en français et est donc l'estuaire de la rivière de l'Odet.
Nous retrouvons plusieurs formes anciennes au cours des siècles. La première source écrite attestée date de l'année 1233 avec un Benodet que nous retrouverons sous forme identique en 1330 puis 1368. Les années 1529 et 1636 nous livrent un Benaudet que nous retrouverons en 1762 sur une liste des dîmes paroissiales.
- Berrien - Berrien
Cité pour la première fois connue dans le cartulaire de Landévenneg sous sa forme toponymique latine Plebs Berriun - de 1047 à 1053, au XI° siècle, Berrien a toponyme conservé à l'identique en français. L'année 1262 nous permet de lire un Berian qui sera confirmé en 1296 dans le cartulaire de la Cathédrale de Quimper avec un Beryan qui pourrait nous entraîner vers un Petit Jean si traduction littérale. Nous découvrons un Beryenn en 1306 et 1308 puis un très actuel Berrien en 1330 dans le pouillé du diocèse de Tours ; il sera d'ailleurs confirmé aux mêmes écrits en 1368 avec un Beryen. Les livres de comptes du célèbre Jean Le Torcol nous dévoileront un Berien en 1535.
Ce toponyme semble dériver non d'un Petit Jean mais d'une certaine Berriona...
Qui était cette femme ?
Certainement une personne peu ordinaire, menant son groupe vers ces lieux puis sanctifiée par les ans...
Nul ne le sait...
- Beuzec-Cap-Sizun - Beuzeg-ar-C'hab
Beuzec-Cap-Sizun, en breton Beuzeg-ar-C'hab, est attesté pour la première fois connue en 1022 dans le Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Sulpice-la-Forêt ; nous avons un Budoc Capsidum comme ancienne forme toponymique. Le XI° siècle et Cartulaire de Landévénnec nous présentent un Buzoc, plebs en 1038 que nous revoyons aussi avec un Buduc, plebs. Le Templiers ne sont en reste et une charte templière nous dévoile un Budoc Kapsithun en l'an 1160. Dépendant de l'Évéché de Quimper, c'est dans ce Cacartulaire que l'on retrouve plusieurs attestations dont un Bodoc Cap Sidun en 1220, un Bodoc Cap Sizun en 1249, un Buseuc Cap Sizun en 1368, Bozoc Cap Sizun en 1270, un Buezeuc qui soulève question en 1333 et un Buezec Cap Seizun en 1334. L'Évêché de Tours via ses pouillés nous offrira un Buezec Cap Sizun en 1368 alors que Jean Le Torcol et ses livres de comptes nous fait connaître un actuel Beuzec Cap Sizun en 1535.
Beuzec-Cap-Sizun est placé sous la protection de Saint Budmael, évêque de Dol-de-Bretagne fêté le 19 novembre voyant Budog comme hypocoristique. La tradition rapporte qu'il ramena un nombre de reliques lors du voyage qu'il fit à Jérusalem ; Budoc aimait bien chîner dans les brocantes...
- Beuzec-Conq - Beuzeg-Konk
Beuzec-Conq, en breton Beuzeg-Konk, est placé sous la protection de Sant Beuzeg - Saint Budoc. Saint pan-celte, il est honoré aussi bien en Bretagne, Cornouailles britanniques, autrefois en Pays de Galles ainsi qu'à Oxford, GB, comme il est attesté dans le Cartulaire d'Oseney en 1166.
Konk - Conq rappelle la situation près de Konk - Concarneau.
- Bodilis - Bodiliz
Bodilis, en breton Bodiliz, provient du vieux-breton Bot signifiant demeure, résidence, et Iliz - église. Ce Bot an iliz - la résidence près de l'église, le presbytère, s'est transformé en Bodiliz avec les siècles par disparition de l'article défini.
Nous ne retrouvons que peu de formes toponymiques anciennes pour ce nom de lieu signalé le 24 octobre 1429 dans une lettre de Jean V° octroyant foire à la paroisse ; cette foire étant située à Coetsabrieuc - écrit Coetsabiec en fin de lettre. Signalons aussi le Treff de Bodilis en 1486 et le Botylis en 1636.
La carte montre un écart du nom de Prioldy = Maison du prieur, tout proche, ainsi qu'un Langroaz = lande de la Croix, peu éloigné.
- Bohars - Boc'harzh
Bohars, en breton Boc'harz, dérive de Bot - demeure, habitation, et de Garzh - haie. Ce toponyme s'est sans doute imposé à cause de la motte castrale de Boc'harz ar C'hoat que nous vous invitons à découvrir.
Plusieurs formes anciennes émaillent les ans et la première attestation connue de ce toponyme remonte au XIV° siècle, vers 1350, avec un Bogarst que nous retrouverons aussi au XV° siècle sous forme identique. Le XVI° nous laisse découvrir des Bodhartz pour l'année 1543 puis Bogarz et Botzgartz en l'an 1544. Nous pourrons aussi remarquer les Botchartz de 1636.
C'est en 1713 que nous voyons ponctuellement la forme actuelle.
- Bolazec - Bolazeg
La réformation des fouages de l'Évêché du Léon nous permet de découvrir un Botglazec dès l'année 1445 ; forme toponymique que nous retrouverons avec un Botglasec en 1535 puis 1536 - Botlasec, dans les livres de comptes de Jean Le Torcol. Cette même année, une autre réformation des fouages nous offre un Botlassec en 1536 lors que les Preuves de Dom Morice nous dévoilent un Botglasac en 1591. Si l'an 1679 nous laissent lire un Botlazec en 1679, le registre trévial de Scrignac, voit un Bollasec en 1690 puis un Botlasech en 1701.
Son toponyme breton - donc le vrai, étant Bolazeg fut francisé en Botlazec ; toponyme qui se comprend comme dérivant de Bod = touffe, buisson mais aussi comme Bod = demeure, résidence. Glazec peut être compris comme la couleur verte mais - un toponyme devant identifier un lieu avec précision, cette voie ne tient pas: un buisson vert ? Lequel ?
Considérer Bod = demeure, résidence et Glazec comme un anthroponyme est totale cohérence - n'allez-vous par chez X ou Y au lieu de au Buisson vert ?
Glazec est un anthroponyme attesté en 1328 et ce brave homme devait être l'heureux propriétaire de la résidence originelle ayant donné toponyme à la paroisse et aussi commune.
- Botmeur - Boneur
Botmeur est le toponyme françisé du Boneur breton.
Ce toponyme dérive du vieux-breton Bot - la résidence, et de meur - grand. Bot meur est donc, à l'origine - sans doute le haut Moyen-Âge - un lieu où existait une grande maison asseez caractéristique pour devenir toponyme.
Le haut Moyen-Âge voit surtout des constructions en bois: villages de huttes et mottes féodales palissées de troncs. Cette grande résidence pouvait-elle être une bâtisse plus sophistiquée que les autres ou une simple demeure en pierre - quelle que soit sa taille, qui, dans un univers architectural en bois pouvait alors être caractérisée comme grande comparée aux simples huttes...
- Botsorhel - Bodsorc'hel
Botsorhel en breton Botsorc'hel, est un toponyme qui nous est connu dès l'année 1330 avec un Bocorzer que nous retrouverons vers la fin du XIV° avec un Botsorcher suivi d'un Botsorser en 1425 puis d'un Botsorzer en 1434 devenant Botczorcher en 1444. Si l'année 1461 nous présente un Bothsorzer, 1499 nous laisse lire un Botsorder que nous retrouverons le siècle suivant, en 1504, avec un Botsorher.
Le premier élément de ce toponyme est bien connu et dérive du breton Bod signifiant demeure, logis ; nous retrouvons d'ailleurs de radical dans multiples toponymes bretons ou celtes comme, à titre d'exemple, avec Bodilis, aussi commune du Finistère.
Sorc'hel reste par contre totalement obscur. Certains voudraient le faire découler de Sorser - sorcier ; d'autres le donnent droit venant de Sorc'hel et dérivant du mot latin surgere - jaillir, sourdre, émettre. Nous ne nous prononcerons pas plus.
- Bourg-Blanc - Ar Vourc'h-Wenn
Bourg-Blanc est la traduction littérale du toponyme breton Ar Vourc'h-Wenn. Nous pouvons lire plusieurs formes toponymiques anciennes dont, la première connue, un Le Borg Blanc visible en 1318 dans les Preuves de Dom Morice ; il confirmera ce toponyme en 1336 avec un Burgo albo. La Réformation des fouages de 1426 nous proposera un Le Bourg blanc puis nous retrouverons, dans les archives du Finistère, un Bourgblanc en 1582 puis un Bourg blancg en 1644. Alors que le registere de Coat-Méal nous dévoile un Bourblanq en 1692, les archives finistériennes nous offrirons un Bourgblanq en 1695.
Si Bourc'h ne fait aucun doute quant à sa signification, le sens de Gwenn = blanc est à prendre au sens de sacré, pur, immaculé et c'est cette signification qu'il faut comprendre.
Si le prénom Gwenn revêt ces significations, l'Église Paroissiale, placée sous le vocable de Notre Dame de Bourg-Blanc, a certainement supplanté un culte pré-chrétien dédié à une déesse celtique et pratiqué en ce lieu, sans doute le relief voyant l'Église.
- Brasparts - Brasparzh
En breton, c'est Brasparzh qui est devenu Brasparts en français, avec un T arrivé d'on ne sait où.
Nous retrouvons plusieurs formes anciennes de ce toponyme, et ceci dès le XI° siècle avec un Bratberth que nous retrouvons dans le Cartulaire de Landévénnec en 1368 avec Braspers, Brazberz en 1376. Si ce toponyme que nous retrouvons aussi dans le Cartulaire de Redon reste très stable au cours des ans, signalons un Bras Part certainement dû à un clerc francisant.
Il serait aisé de comprendre ce Brasparts comme Bras Parz - Grande Paroisse, l'explication proposée par B. Tanguy faisant dériver le toponyme d'un Brathu - piquer et Perth - haie, buisson rappelant une zone protégée par des haies épineuses semblerait plus juste.
- Brélès - Brelez
Brélès, en breton Brelez, provient de Bren - colline, et Lez - château, cour seigneuriale. Les ruines d'un château maintenant disparues et attribuées à Conan Mériadec, Roi de Bretagne ayant régné un peu avant la chute de l'Empire Romain - attestent la présence de cette cour seigneuriale.
- Brennilis - Brenniliz
Brennilis, en breton Brenniliz, est attesté en 1653 et retrouvé dans les archives du Finistère sous la forme française Brenillis avec deux L. Il existe peu de formes toponymiques anciennes attestant cette commune et, seule, une autre attestation toponymique est lisible ; elle se retrouve dans le registre de la Paroisse de Loqueffret.
Brennilis est souvent donné comme dérivant du breton Bre an Iliz, cette hypothèse ne semblant pas tenir la route. Tout comme certains étymologistes, nous penchons pour un Brennilis dérivant d'une racine celte Breac = marécage, que l'on retrouve en anglais contemporain avec Brook = ruisseau, et Ellez = Enfer, où nous retrouvons un Hell, toujours en anglais et avec sens identique. Cette hypothèse est confirmée par le proche Yeun Elez ouvrant la porte des Enfers...
- Brest - Brest
Brest, idem en breton, n'a guère trouvé d'étymologie probante. Si le passé vit des propositions romantiques, les étymologistes s'accordent maintenant pour faire dériver Brest du vieux-breton ou celtique Bre, signifiant hauteur, suivi d'un suffixe -st dont le sens n'a pas encore été défini.
C'est sous la graphie de Bresta que Brest apparaît sur des documents datés de l'an 856. Nous le retrouvons attesté en 1019 avec un Bresta super Caprellam qui soulève interrogation. Le XXI° siècle nous laissera lire un Brest très actuel ; nous retrouverons cette forme toponymique ancienne dans les Preuves de Dom Morice en 1239 avec un Brest et en 1378 avec un Breest ayant vu le copiste redoubler le E sans doute par inattention.
Très peu de changements orthographiques sont donc à remarquer depuis ce temps.
- Briec - Brieg
Briec, en breton Brieg, est attesté en 1038, pour la première fois connue dans les écrits, sous la forme Brisiac que l'on retrouve aussi à la même période sous la forme Brithiac. L'étymologie de ce toponyme est incertaine.
- Brignogan-plage - Brignogan
Brignogan devint Brignogan-Plages en 1936, quand les congés payés furent généralisés. Brignogan, idem en breton, proviendrait de 'Bre' - la colline, et 'Riogan', un anthroponyme. Brignogan serait donc la 'colline de Riogan'. Ce toponyme est attesté en 1556 sous la forme Breniogan.
- Camaret-sur-Mer - Kameled
Camaret, en breton Kameled, est attesté dès 1335 sous sa forme francisée contemporaine.
Camaret, devenu Camaret-sur-Mer en 1892, trouverait une origine pré-bretonne et dériverait du gaulois Cambo signifiant courbe ou anse. Ce toponyme ferait alors référence à l'anse où s'est épanouie la petite ville de Camaret.
- Carantec - Karanteg
Carantec, Karanteg en breton, est un dérive de l'anthroponyme 'Karanteg' - ayant un sens d'homme apprécié, agréable, cordial, plaisant...
Sant Karanteg - Saint Carantec, saint éponyme du lieu l'est aussi de l'église où il est représenté en évêque, mitré et chasublé.
Karanteg - Carantec, aussi connu sous la forme 'Carantus, Cerentius, Cranog, Carantacus et Garantog', est aussi honoré en Cambrie - l'actuel Pays de Galles, en Irlande et Grande Cornouaille. Il existe une commune du pays de Galles appellé Llangrannog - Carantec en Gallois.
La commune de Carantec était une trève de Taulé avant de devenir paroisse indépendante en 1802.
- Carhaix-Plouguer - Karaez-Plougêr
Carhaix-Plouguer, en breton Karaes-Plougêr est attesté en 1081 sous la forme 'Caer Ahes'. Ce toponyme voit deux interprétations laissant la question en suspens. Certains toponymistes feraient dériver Karaes de Ker, la ville, et Ahès, princesse bretonne. Pour d'autres Karaes - Carhaix dériverait du latin Carofes, le carrefour, attesté par la convergence de routes vers ce lieu d'échanges.
- Cast - Kast
Cast, que l'on retrouve en breton sous la forme Kast semble dériver de 'Castrum' - château, lieu fortifié. Cette interprétation est confortée par l'utilisation de 'Castr' - en 1451 - et 'Castre' en 1574. C'est en 1368 que ce toponyme est cité pour la première fois dans les manuscrits. Il y apparaît sous sa forme actuelle.
- Châteaulin - Kastellin
C'est en 1038 qu'est attesté Châteaulin pour la première fois connue dans les écrits où il se retrouve en latin sous la forme Castellinum et Castellin. En breton, c'est Kastellin, de signification aisée à comprendre.
- Châteauneuf-du-Faou - Kastell-Nevez-ar-Faou
Kastell-Nevez-ar-Faou, devenu Chateauneuf du Faou en français, est attesté au XII° siècle avec un Castellum novum latin rappelant l'existence en ces lieux d'un Château Neuf du XII° siècle dont il subsiste quelques traces sur le promontoire surplombant l'Aulne.
La spécification - Neuf spécifierait un autre château, antérieur ; sans doute une motte castrale.
- Cléden-Cap-Sizun - Kledenn-ar-C'hab
Le XI° siècle voit un Plebs Cletuen attesté pour la première fois connue dans les écrits de cette paroisse qui deviendra Cléden-Cap-Sizun et que les bretonnants connaissent sous son appellation bretonne de Kledenn-ar-C'hab. Il est intéressant de remarquer que la précision apportée par -ar C'hab = Cap Sizun est ancienne et se retrouve dès 1314.
Le passé nous révèle multiples formes toponymiques anciennes. Citons notre Cletguen Cap Sizun de 1314 que nous retrouverons en 1368, 1395 et 1426 sous forme et source identique. Dès le XVI° siècle, nous lirons cet actuel Cléden-Cap-Sizun. Remarquons le Cledent de 1630.
Kledenn - Cléden ne dériverait pas de Saint Clet, pape du I° siècle, mais de Clydwin, fils aîné de Brychan Brycheiniog et frère de Saint Tudful, roi et saint gallois du VI° siècle.
- Cléden-Poher - Kledenn-Poc'hêr
L'an 1081 voit l'apparition d'un Rupes Cletguen dans le cartulaire de Landévennec ; Kledenn-Poc'hêr, qui sera francisé en Cléden-Poher. Plusieurs formes anciennes émaillent les siècles et nous pourrons retrouver - encore en 1081, un Clerguenn suivi d'un Cleven en 1108. Alors que l'année 1260 nous présente un Rogcleufen, l'année 1288 nous offre un Rescleguen. Le XIII° siècle nous présentera un Clezguen puis un Cletguin Pochaer en 1330. Remarquons les Clerguen Pochaer de 1516, 1536, 1574 qui font suite au Cletguen Pocher de 1368. La forme toponymique ancienne de 1630 est à remarquer avec ce Cleduan informatif quand à la prononciation. le XVII° siècle nous découvre un Cledent en 1636 et Cleduen en 1654.
Ce toponyme ne dériverait pas de Saint Clet, pape du I° siècle, mais de Clydwin, fils aîné de Brychan Brycheiniog et frère de Saint Tudful, roi et saint gallois du VI° siècle ; le -Poc'hêr = -Poher servant à différencier ce lieu de Cléden-Cap-Sizun - Kledenn-ar-C'hab.
- Cléder - Kleder
C'est en 1282 que ce qui deviendra la commune de Cléder est cité pour la première fois dans les écrits ; le toponyme apparaît sous sa forme latine Parrochia de Cleder. Cléder se retrouve aussi en Cornouaille Britannique. Sant Clether est une petite commune cornique qui se situe dans le Goen Bren - plus connu sous la dénomination anglaise de Bodmin Moor.
Kleder est un hagionyme ; en breton, vous écrirez Kleder.
- Clohars-Carnoët - Kloar-Karnoed
Clohars-Carnoet, connu en breton comme Kloar-Karnoed, est attesté en l'an 1031 sous la forme Plebs Cluthgual que l'on retrouvera dans le cartulaire de l'Abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé en 1038 sous la forme Cloetgual et en 1066 avec un Cluthgual Camuet restant stable jusqu'en 1084. L'année 1087 nous laissera découvrir un Clutgual Carnuet pour nous offrir un Cluduual en 1139 puis un Coetgual en 1160. Il est intéressant de remarquer le Chodual et le Clotdual de 1163. Le XIII° siècle nous laisse lire un Crothgual en 1220 et un Clohal en 1232.
Karnoed - Carnoet dérive du Carn- breton rappelant un tas de pierres, un galgal ; tumulus que l'on retrouve toujours existant près du château du même nom. Kloar - Clohars dérive de l'anthroponyme vieux-breton Clutuual qui attesté sous cette forme en 861. Il est composé de Clut désignant la renommée, la célébrité et -uual, suffixe désignant la valeur d'un individu et que l'on retrouve dans le prénom Tugdual ou Tual.
- Clohars-Fouesnant - Kloar-Fouenant
Clohars-Fouesnant, en breton Kloar-Fouenant, est attesté en 1086 avec un Cloetgual dans le Cartulaire de la Cathédrale de Quimper. Dans ce même document, nous le retrouvons en Croezual en 1285 puis avec un Crozgual en 1350 suivi d'un Crozguall en 1368 et Croezuall en 1389. Les Actes du Saint-Siège pour le Diocèse de Quimper nous laisse lire un Crozual Foenant en 1405, un Croezgual en 1407 puis un Crozval en 1454. La Réformation des Fouages nous laissera lire un ancien Crozval Foenant en 1426 suivi d'un Croizual en 1433 ; ceci pour ne citer que quelques formes toponymiques anciennes.
Kloar - Clohars dérive de l'anthroponyme vieux-breton Clutuual attesté sous cette forme en 861. Il est composé de Clut désignant la renommée, la célébrité et -uual, suffixe désignant la valeur d'un individu et que l'on retrouve dans Tugdual ou Tual.
- Coat-Méal - Koz-Meal
Le Koz-Meal breton est devenu un Coat-Méal en français.
Nous retrouvons ce toponyme en l'an 1172 avec un Coetmael, puis un Coat Meal pour l'année 1173. Les formes anciennes de ce toponyme nous informent bien sur la signification de ce toponyme qui pourrait être un bois du Prince avec un Coat, ar C'hoad - bois en breton et mael - noble homme ; Mael, prénom breton ayant retrouvé une certaine notoriété, signifiant Prince, Homme noble.
- Collorec - Koloreg
C'est en l'an 1108 que notre Koloreg breton, devenu ce Collorec que nous connaissons en français, est attesté dans les écrits sous la forme Choloroc.
Il semblerait que ce toponyme provienne de Koloreg, une noix de terre, maintenant peu consommée et oubliée dont le nom botanique est Conopodium majus, connu en breton sous le nom de Kraon douar - noix de terre, ou Bunium bulbocastanum, un peu plus grosse.
Si cette hypothèse était valide, ce terroir aurait alors vu ces légumes pousser suffisamment abondamment pour laisser leur nom à ce territoire.
- Combrit - Kombrid
En 1223, nous découvrons un Combrit, puis sous sa forme latine en 1284 avec un Combrictum ; le nom breton de la commune étant Kombrid.
Certaines hypothèses donneraient à ce toponyme le sens de Conbrit, nom féminin breton attesté en 863 et dérivant de Cun, Con - élevé, et Brit - esprit, désir, volonté - ou Prit, forme, apparence.
Bernard Tanguy, toponymiste, ferait dériver ce toponyme d'un mot gaulois armoricain Comboros, donc pré-breton. Ce mot expliquerait aussi le mot combre qui, en ancien français, signifiait barrage, pêcherie.
- Commana - Kommanna
En breton, c'est Kommanna qui fut francisé en Commana.
Nous retrouvons plusieurs formes ancienens de ce toponyme et ceci dès le XI° siècle avec un Cummanna dans le Cartualire de l'Abbaye de Landévennec puis un Comanna en l'an 1160 dans une charte templière. L'année 1330, dans les pouillés de Tours, nous dévoilera un Comanha que nous reverrons en 1460 avec un Comana. Il sera de nouveau confirmé en 1467 dans les pouillés de Tours avec un Commanha alors que l'an 1595 nous dévoilera un très proche Commanna.
Une hypothèse amusante et populaire ferait dériver ce toponyme de Komm, ar C'homm = auge, l'auge, et d'Anna, la mère de Marie dit la légende ; prétextant qu'une auge aurait été retrouvée sur l'emplacement de l'Église, avec une statue de Sainte Anne parfaitement conservée à l'intérieur. Si cette légende est charmante, il est plus certain que cette Anna soit Ana, déesse-mère celtique majeure et étant symbole de la fertilité et de la prospérité.
- Concarneau - Konk-Kerne
Concarneau, en breton Konk-Kernev, pour le distinguer de Konk-Leon - Le conquet, provient de Konk, coin, port, abri, et Kernev signifie simplement Cornouaille.
La ville est signalée dès 1279 sous la forme Conc.
- Confort-Meilars - Koñforzh-Meilar
En breton, c'est Koñforzh-Meilar qui est francisé en Confort-Meilars.
C'est en 1330 qu'est attesté le toponyme Meilars, sous réserve de découvertes plus récentes ; nous le trouvons alors sous la forme Meliar. Meilars est nom primitif de la commune actuelle. Il dérive de Saint Meilar, dérivé de l'anthroponyme vieux-breton Maglorio, qui deviendra Magloire en français.
- Coray - Kore
La très ancienne paroisse de Coray, en breton Kore, apparaît dès le XI° siècle sur les cartulaires de Landévennec sous la graphie de 'Coroe'.
Située sur l'ancienne voie romaine allant de Quimper à Carhaix, il semble qu'elle tient son nom à un certain 'Coroe' dont l'anthroponyme dériverait de 'Cor', famille, clan, groupe, et du suffixe '-oe' désignant très couramment un nom en vieux-breton.
- Crozon - Kraozon
La plus ancienne forme écrite connue de ce toponyme est datée du début du XI° siècle. Crozon apparaît en Craozon, forme quasiment identique à la forme bretonne actuelle - Kraozon.
Les étymologistes sont quasiment unanimes pour faire dériver Crozon du celtique Cravo - lieu pierreux, à rapprocher de la plaine de la Crau dans le département des Bouches-du-Rhône, et Dunon - fort, lieu fortifié ; Dunon que l'on retrouve dans Dinan, Lugdunum - Lyon, Dinéault, etc...
- Daoulas - Daoulaz
Daoulaz en breton est devenu Daoulas en français. Ce toponyme se retrouve en l'an 1167 sous la forme Doulas, puis en 1172 avec un Daoulas. Signalons le Douglasium des années 1200.
Une hypothèse amusante ferait dériver Daoulaz - Daoulas de daou Lazh, deux meurtres; mais cela est traduction littérale oubliant l'évolution des mots et liant ce toponyme au radical breton Laz-, meurtre. Il semblerait plus cohérent, regardant la position de la commune à la confluence de deux rivières, d'adhérer à la version de Fleuriot qui y voit ce toponyme dériver de daou, deux - et Glaz, ruisseau, que l'on retrouve en breton contemporain sous la forme Gwazh, un wazh, un ruisseau.
- Dinéault - Dineol
Dineault en français correspond au Dineol breton. Attesté au XI° siècle sous la forme Dineule que nous retrouvons en 1395 avec un Dineaul. Ce toponyme est aisé à comprendre et dérive du mot Dun, forteresse élevée sur une hauteur, et Heol, an Heol, le soleil. Dineault - Dineol serait donc, à l'origine et sous toutes réserves, une forteresse, établie sur une hauteur ou un mamelon, et probablement bien exposée au soleil. Comme pour tous toponymes, cette explication serait à prendre avec réserves.
- Dirinon - Dirinonn
C'est en l'an 1172 que nous voyons apparaître le toponyme Dirinon pour la première fois connue dans les écrits. Ce toponyme francisé en Dirinon, avec un seul N, se retrouve à l'identique en breton, Dirinon, mais avec un double NN. Signalons la forme de l'année 1218 avec un Ecclesiae santae Nonnitae.
Ce toponyme dériverait du mot breton désignant les chênes Derv, chênes, au singulatif Dervenn, un, ou le, chêne. Dom Le Pelletier, linguiste breton, 1663-1733 signale par contre un pluriel du mot Derv en diri, chênes. Dirinonn - Dirinon serait alors traduisible par les chênes de Nonne, sainte bretonne et mère de Saint Dewi, saint patron du Pays de Galles. Il est fort probable que cette protection sous le vocable de Sainte Nonne soit la christianisation d'un culte plus ancien.
- Douarnenez - Douarnenez
Douarnenez se prononce et s'écrit à l'identique en Breton.
Ce toponyme signifierait soit la terre de l'Île rapellant sa dépendance au prieuré de l'Île Tristan, anciennement île Tutouarn ; soit Île de Tutouarn avec un Tutouarn Enez rappelant la construction du toponyme Molenez - Île de Molène.
- Édern - Edern
Édern, identique en breton, est attesté au XI° siècle dans ce passage latin Plebs vicarium Edern. Ce toponyme reste d'une grande stabilité dans le temps et la graphie. Édern, saint moine du IX° siècle, est représenté chevauchant un cerf ; cerf qui, dans les religions celtes était tenue en grande estime car, avec ses bois qui tombent et repoussent, il symbolisait la vie et son renouveau. Au bas Moyen-Âge, domestiquer des cerfs pour les utiliser comme bête de somme était aussi relativement courant ; nombre d'exemples en sont preuve.
- Élliant - Eliant
Eliant, que nous retrouvons en français sous la forme Elliant, est attesté en l'an 1084 sous la forme Elgent. La commune doit nom et protection à Saint Elian qui connait toujours honneur et vénération au Pays de Galles. Les hauts faits et grandes actions de Saint Elian sont peu connues et il semble qu'il ait vécu au pays de Galles au V° siècle. Son hagiographie parle de la construction d'une église dans le nord du pays de Galles, vers l'an 450, et la paroisse de Llanelian porte son nom. Les récits rapportent qu'il arriva de Rome en Anglesey où il construisit son église. Une légende populaire affirme qu'il avait aversion pour les lévriers après qu'un de ces chiens ait tué une biche dont il prenait soin.
- Ergué-Armel - An Erge-Vihan
- Ergué-Gabéric - An Erge-Vras
Ergué-Gaberic, en breton An Erge-Vras, est attesté en l'an 1160 sous la forme Arke, que nous retrouvons en 1278 avec un Erge foenant, puis, en 1325, nous voyons un Erguegaboric qui restera stable dans le temps. 1815, sans doute appellation révolutionnaire faisant, verra un Ergué Gubérie ou le Grand Terrier.
Nous retrouvons, en gallois, un Argae signifiant barrage ou digue ; Gaberic devant être un anthroponyme ou son dérivé.
- Esquibien - An Eskevien
- Fouesnant - Fouenant
- Garlan - Garlann
- Gouesnach - Gouenac'h
- Gouesnou - Gouenoù
- Gouézec - Gouezeg
- Goulien - Goulien
- Goulven - Goulc'hen
- Gourlizon - Gourlizon
- Guengat - Gwengad
- Guerlesquin - Gwerliskin
- Guiclan - Gwiglann
- Guiler-sur-Goyen - Gwiler-Kerne
Guiler-sur-Goyen, en breton Gwiler-Kerne est attesté avec certitude en 1522 sous la forme 'Tref de Guiler'.
Ce toponyme, à l'instar de Guilliers et Guiler-sur-Goyen, semble dériver du 'Villa' latin désignant des domaines ruraux gallo-romains.
- Guilers - Gwiler-Leon
Guilers, en breton Gwiler est attesté avec certitude en 1350 sous la forme Guicler.
Ce toponyme, à l'instar de Guilliers et Guiler-sur-Goyen, dérive du Villa latin désignant des domaines ruraux gallo-romains de grande taille.
- Guilligomarc'h - Gwelegouarc'h
Guilligomarc'h, Gwelegouarc'h en breton, semble provenir de 'Gwele', substantif masculin désignant le 'lit', ou ici le berçeau d'un groupe clanique dont le 'Marc'htiern' - le chef - était un certain Komarc'h que certains rapprochent de Konmarc'h. Le suffixe Kon rappellant l'élément mâle et Marc'h le cheval. Soit ici, 'étalon' Le toponyme fut écrit Guele Coumarho au XIV° puis Guelegomarch au XVI°.
- Guimaëc - Gwimaeg
- Guimiliau - Gwimilio
- Guipavas - Gwipavaz
- Guipronvel - Gwiproñvel
- Guissény - Gwiseni
- Hanvec - Hañveg
- Henvic - Henvig
- Hôpital-Camfrout - An Ospital
- Huelgoat - An Uhelgoad
Huelgoat, en breton An Uhelgoad, est attesté en l'an 1288 sous les formes Huelcoyt et Huelquoet.
Nous retrouvons ces toponymes dans un recueil d'actes des Ducs de Bretagne daté de l'an 1288 signalant qu'Alan d'Arradon paye 75 livres et 6 deniers au Duc en paiement d'impôts ou taxes.
Le toponyme se retrouve sous sa forme actuelle en l'an 1392.
- Île de Ouessant - Enez Eusa
Ouessant, en breton Enez-Eusa, est cité par Strabon, 64 avant JC, sous la forme Ouxisama, ou, par Pline, sous la forme Axantos. L'itinéraire maritime d'Antonin, quand à lui, nous signale un Uxantisema.
Si certains comiques firent croire que ce toponyme signifiait île de l'épouvante à l'aide de radicaux farfelus, il est plus juste, en utilisant les formes anciennes, de rapprocher Eusa du radical celte ancien uxo- ayant une notion de hauteur.
- Île-de-Batz - Enez-Vaz
- Île-de-Molène - Molenez
Nous avons trouvé plusieurs étymologies pour Molène, qui dans sa langue originelle, en breton, est Molenez.
Certaines hypothèses faisant dériver Molène de Milin - moulin ! - ou d'une famille Moal nous semblent de la plus pure fantaisie. Nous penchons donc pour Moal Enez - île chauve, pelée, peu accueillante - provenant de Enez - île et de Moal, chauve ; ces mots sont toujours utilisés en breton contemporain.
- Île-de-Sein - Enez Sun
Sein ne dérive pas de la forme bretonne Enez Sun ; la forme française semble provenir du celtique continental - dit gaulois - et dérive de Sen - vieux, ancien que l'on retrouvera en breton contemporain sous la forme Hen - ancien, vieux.
Le toponyme breton Sun, Enez Sun - Île de Sein - est la forme contractée de Sizun dont l'étymologie est incertaine.
- Île-Tudy - Enez Tudi
- Irvillac - Irvilhag
- Kergloff - Kerglof
- Kerlaz - Kerlaz
- Kerlouan - Kerlouan
- Kernilis - Kerniliz
- Kernouës - Kernouez
- Kersaint-Plabennec - Kersent-Plabenneg
- La Feuillée - Ar Fouilhez
- La Forest-Landerneau - Ar Forest-Landerne
- La Forêt-Fouesnant - Ar Forest-Fouenant
- La Martyre - Ar Merzher-Salaun
- La Roche-Maurice - Ar Roc'h-Morvan
- Lambézellec - Lambezelleg
- Lampaul-Guimiliau - Lambaol-Gwimilio
- Lampaul-Plouarzel - Lambaol-Blouarzhel
- Lampaul-Ploudalmézeau - Lambaol-Gwitalmeze
Lampaul-Ploudalmézeau, en breton Lambaol-Gwitalmeze, signifie Le monastère de Paul. La commune actuelle s'est développée autour de ce monastère primitif sur les ruines duquel a été édifié l'église contemporaine.
Le manuscrit Vita Pauli Aureliani - La vie de Saint Paul-Aurélien, signale la création d'un Lanna Pauli in plebe Telmedovia - le Monastère de Paul dans la paroisse de Ploudalmézeau.
- Lanarvily - Lannarvili
- Landéda - Landeda
- Landeleau - Landelo
- Landerneau - Landerne
Landerneau, en breton Landerne, est connu dans les écrits dès 1206. Landerneau se décompose en Lann- signifiant Ermitage, lieu sacré, ici dédié à un certain Ternog, ou Terne, semble-t'il saint homme dont nous ne connaissons pas encore l'hagiographie et qui aurait monté son oratoire en ces lieux. Le toponyme commençant par Lann- correspondent à des lieux sanctifiés datant du haut Moyen-Âge.
- Landévennec - Landevenneg
Landévennec, en breton Landevenneg, est attesté dès l'an 880 sous la forme Landeuuinnoch, et nosu retrouverons ce toponyme au XI° siècle avec un Lanteguennoc. Le toponyme de Landévennec gardera une certaine régularité à travers les siècles; néanmoins, nous pouvons citer un Saint Grimolei du bois arrivé le diable ne sait d'où en l'année 1296. La commune ne sera pas rebaptisée pendant la grande révolution française, an Dispac'h meur en breton.
Landévennec serait le sanctuaire de Gwenole, dérivant du breton Lan-, l'ermitage, et Gwenole, breton et saint fondateur de l'abbaye que vous ne manquerez pas de visiter. Signalons que Gwen, que l'on retrouve aussi en Glan avec un sens proche, signifie saint, sacré, pur et est utilisé dans d'autres toponymes et microtoponymes bretons.
- Landivisiau - Landivizio
- Landrévarzec - Landrevarzeg
- Landudal - Landudal
- Landudec - Landudeg
- Landunvez - Landunvez
- Langolen - Langolen
- Lanhouarneau - Lanjouarne
- Lanildut - Lannildud
- Lanmeur - Lanneur
- Lannéanou - Lanneanoù
- Lannédern - Lannedern
- Lanneuffret - Lanneured
Le Lanneured breton est devenu un Lanneuffret en français. Ce toponyme est formé de Lann - ermitage, et Gwevred semblant être moine fondateur d'un ermitage originel, où chef breton local que la mémoire aurait béatifié avec les ans.
Nous retrouvons ce toponyme au XI° siècle avec un Lan Sancti Uuiureti dans le cartulaire de Landévennec. L'année 1330 nous fait découvrir un Languefret dans un rôle de décîmes dûes à Rome.
- Lannilis - Lanniliz
- Lanrivoare - Lañriware
- Lanvéoc - Lañveog
- Laz - Laz
Ce toponyme Laz reste mystérieux et n'a reçu aucune explication irréfutable à ce jour.
Certains etymologistes feraient dériver Laz de 'Lath' correspondant à 'lance' ou 'pieu'
- Le Cloître-Pleyben - Kloastr-Pleiben
Le Cloître-Pleyben, en breton ar C'hloastr-Pleiben, apparaît pour la première fois connue dans la Réforme des Fouages sous le nom Treff de Clostre en 1426. Cette même Réforme des Fouages nous laissera découvrir un Cloestre en 1536 suivi d'un Cloastre de Pleiben en 1602.
Ce toponyme dérive simplement d'un cloître proche de Pleyben. Un cloître est une galerie couverte, généralement un quadriltère, attenant à une Église et faisant transition entre le Monde Sacré et le Monde Profane ; les moines et religieux s'en servant comme lieu de lecture et méditation.
- Le Cloître-Saint-Thégonnec - Ar C'hloastr-Plourin
- Le Conquet - Konk-Leon
Connaître le toponyme breton Konk-Leon est bien plus intéressant que le toponyme francisé.
Konk, tout comme Konk-Kernev - Concarneau, signifie anse, baie. Le village est construit près d'une anse qui ne pouvait qu'être des plus sécurisantes et des plus connues des marins de l'époque.
Konk-Leon - Le Conquet - est donc l'anse, la baie du Léon.
- Le Drennec - An Dreneg
- Le Faou - Ar Faou
- Le Folgoët - Ar Folgoad
- Le Guilvinec - Ar Gelveneg
- Le Juch - Ar Yeuc'h
- Le Ponthou - Ar Pontoù
- Le Relecq-Kerhuon - Ar Releg-Kerhuon
- Le Tréhou - An Treoù-Leon
- Le Trévoux - An Treoù-Kerne
- Lennon - Lennon
- Lesneven - Lesneven
Lesneven idem en breton, est attesté en 1191 sous une forme identique à la forme contemporaine. Ce toponyme se décompose en 'Lez-' qui indique une 'cour seigneuriale' et l'anthroponyme 'Neñven' que l'on pourra rapprocher du breton contemporain 'Neñv' - le ciel.
- Leuhan - Leuc'han
- Loc-Brévalaire - Loprevaler
le Loprevaler breton se vit francisé en Loc-Brévalaire et nous retrouvons ce toponyme en l'an 1467 avec un Loprevalarz très proche de la forme bretonne. Les années suivantes nous laisseront voir un Loc Brevalazre pour l'année 1516, suivi d'un Locprevalazre en 1664 puis en 1680 d'un Locprevalayre alors que l'an 1715 nous offre un Lopravalaire.
Ce toponyme dérive du Loc-, lok-, forme dérivant du mot latin Locus - chapelle, prieuré. En breton, un ermitagge est défini par le mot Peniti.
Brevaler - Brévalaire, mais aussi trouvé en Brewalar, Branwalaar, Brelade, Broladre est l'anthroponyme d'un compagnon de Saint Sezni arrivé au VI° siècle depuis l'île de Jersey où il aurait été évêque.
- Loc-Eguiner - Logeginer-Plouziri
- Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec - Logeginer-Sant-Thegoneg
- Locmaria-Berrien - Lokmaria-Berrien
- Locmaria-Plouzané - Lokmaria-Plouzane
- Locmélar - Lokmelar
- Locquénolé - Lokenole
Locquénolé, en breton Lokenole, nous est attesté dès l'an 1099 sous la forme Lancolvett. Nous le retrouverons en l'an 1163 sous sa forme latine Ecclesia Sancti Guingaloci puis sous la forme Locus Guennolay en 1330.
En Bretagne, il existe de multiples lieux consacrés à Saint Guénolé dont celui-ci...
- Locquirec - Lokireg
- Locronan - Lokorn
- Loctudy - Loktudi
C'est en l'an 1084 qu'est attesté Loctudy, en breton Loktudi ; il est trouvé sous la forme Tudi puis nous retrouvons ce toponyme sous la forme Abbas Tudi jusqu'en l'an 1112.
C'est en l'an 1574 que le toponyme est vu sous sa forme actuelle.
Ce toponyme dérive de Log, devenant Lok- par mutation finale, signifiant lieu consacré et Tudi, saint breton qui fut compagnon de Saint Maodez selon les uns ou de Saint Corentin selon les autres.
- Locunolé - Lokunole
Locunolé, en breton Lokunole, signifiant lieu consacré à Saint Gwénolé.
Nous retrouvons ce toponyme en l'an 1426 sous la forme Locquenolay puis en 1507 sous une forme identique: Locguenole. Exception faite de formes latines en 1516, Locus Vingalocii, et 1574, Locus Vingaloei, la graphie de ce toponyme reste très stable.
- Logonna-Daoulas - Logonna-Daoulaz
- Logonna-Quimerc'h - Logonna-Kimerc'h
- Lopérec - Lopereg
- Loperhet - Loperc'hed
- Loqueffret - Lokeored
- Lothey - Lotei
- Mahalon - Mahalon
- Melgven - Mêlwenn
Melgven, en breton Mêlwenn, provient de Gwenn - blanc, sacré, béni et de Mel pouvant dériver de l'anthroponyme Mael, toujours utilisé en breton et signifiant prince, chef, leader. Melgven devrait alors son toponyme à un Mael, homme béni, ou sacré.
Mel pourrait aussi provenir de Mell et signifierait colline ; il s'agirait alors d'un toponyme rappelant l'existence d'un lieu, plus ou moins élevé, mais surtout sacré.
- Mellac - Mellag
- Mespaul - Mespaol
- Milizac - Milizag
C'est en 1330 que ce toponyme est attesté sous la forme Milisac ; il reste très stable au cours des siècles exception d'un Milizai en 1630.
Le toponyme, sous sa forme naturelle bretonne, est Milizag, francisé en ce Milizac.
Alors qu'Ernest Nègre voit ce nom de lieu dériver d’un anthroponyme gaulois, Melisos, attesté sur quelques tēgŭlæ - ces tuiles plate gallo-romaines, d'autres font provenir ce toponyme du latin Militiacum, reliant ainsi cet endroit à une garnison romaine y ayant établi garnison.
- Milizac-Guipronvel - Milizag-Gwipronvel
- Moëlan-sur-Mer - Molan
- Morlaix - Montroulez
Morlaix, Montroulez en breton, apparaît en 1128 sous la forme latine Mons Relaxus. Montroulez - Morlaix, déjà nœud de communications important dès l'époque romaine, proviendrait donc de Mons - Mont, et de Relaxo, substantif latin exprimant la notion de relâchement, détente mais aussi faire relâche.
En ces temps lointains, la traversée de la Manche n'était pas simple voyage d'agrément mais périlleuse équipée et Morlaix - Montroulez, bien abritée au fond de son aber - sa ria, était hâvre plaisant.
- Motreff - Motrev
- Névez - Nevez
Névez provient de l'adjectif breton Nevez signifiant 'nouveau, nouvelle'. Ce toponyme pourrait
provenir de Plou Nevez; nouvelle paroisse; rappelant que cette paroisse de Névez est un démembrement ayant eu lieu vers le XI° de l'ancienne paroisse de Trégunc.
- Pencran - Penn-ar-C'hrann
- Penhars - Penharz
- Penmarc'h - Penmarc'h
- Peumerit - Purit
- Plabennec - Plabenneg
- Pleuven - Pluwenn
- Pleyben - Pleiben
- Pleyber-Christ - Pleiber-Krist
- Plobannalec-Lesconil - Kerlann-Pornaleg
- Ploéven - Ploeven
- Plogastel-Saint-Germain - Plogastell-Sant-Jermen
- Plogoff - Plougoñ
- Plogonnec - Plogoneg
- Plomelin - Ploveilh
- Plomeur - Ploveur
- Plomodiern - Ploudiern
- Plonéis - Ploneiz
- Plonéour-Lanvern - Ploneour-Lanwern
- Plonévez-du-Faou - Plonevez-ar-Faou
- Plonévez-Porzay - Plonevez-Porzhe
- Plouarzel - Plouarzhel
- Ploudalmézeau - Gwitalmeze
C'est dès l'an 884 que nous est attesté le toponyme de la paroisse de Ploudalmézeau , en breton Gwitalmeze ; nous pouvons le lire dans une Vie de Saint Pol sous la forme Plebs Telmedovia. Les pouillés de la province de Tours nous dévoilent un Ploedalmezeu en 1330 que nous retrouverons en 1462 sous la forme Ploedalmezeau signalé dans les archives de Loire-Atlantique. Ces mêmes archives nous délivrerons un Guictalmezeau et un Guytalmezeo en 1540 puis un Plouedalmezeo l'année 1543.
Alors que les archives du Finistère nous offrent un Guitalmezeau en 1543, le rentier de Saint-Renan présente la forme toponymique ancienne Guytalmezeau en 1544 confirmé par un Plouedalmezeu en 1544 qui fut retrouvé dans les archives du Penn-ar-Bed. Toujours lues dans ces archives finistériennes, signalons Ploudalmezo en 1621, Guittalmezeau en 1657, Guitalmeze en 1657, Guittalmezo en 1711 puis un Guitalmezo en 1731.
- Ploudaniel - Plouzeniel
Ploudaniel, en breton Plouzeniel, est cité en 1310 pour la première lecture dans les écrits et, bien qu'en latin, est sous sa forme actuelle. Nous découvrons une autre forme, Plebe Danielis, en 1336 qui dérive du Plou désignant les paroisses primitives et Daniel, bretonisé en Deniel. Il existe plusieurs Daniel. Le saint ayant donné nom à la commune soulève question:
Est-ce le prophète hébraïque trouvé dans la Bible ou Saint Daniel de Bangor, premier évêque de Bangor en Pays de Galles ?
- Ploudiry - Plouziri
- Plouédern - Plouedern
- Plouégat-Guérand - Plegad-Gwerann
- Plouégat-Moysan - Plegad-Moezan
- Plouénan - Plouenan
- Plouescat - Ploueskad
- Plouézoc'h - Plouezoc'h
- Plougar - Gwikar
- Plougasnou - Plouganoù
- Plougastel-Daoulas - Plougastell-Daoulaz
Le X° siècle voit apparaître le futur Plougastel-Daoulas que nous retrouvons sous sa forme latine avec un Plebs Castelli puis, les années suivantes nous dévoileront un Ploecastel en ancien breton et 1172 dont nous retrouverons formes proches tout au long des ans ; signalons néanmoins l'année 1405 qui présente un Guicastel dont le Gui-, en breton Gwi- spécifie le bourg, chef-lieu de la paroisse.
Plougastel est formé de Plou- paroisse qui dérive du latin Plebes - paroisse, communauté et Plebs - peuple, populace. Kastell est aisé à comprendre et signife château.
Daoulas, nom de la commune voisine, provient de Daou - deux et Glaz, Laz après mutation, signifiant ruisseau.
- Plougonvelin - Plougonvelen
C'est dans la première partie du XIV° siècle qu'est attestée la paroisse de Plougonvelin, en breton Plougonvelen ; nous découvrons ce toponyme avec un Ploeconvelen que nous revoyons quelques années plus tard, en 1369, avec un Plebs Comelen puis Plogonelen en 1390. Alors que le Ploegonvelen en Archreleon de 1432 nous précie que nous sommes en terres léonardes, nous noterons ce Guyconvelen de 1544 qui spécifie qu'il s'agit du bourg et pas de la paroisse toute entière qui serait Plou-.
Ce toponyme est formé de Plou- définissant la paroisse dans la totalité de son territoire et de saint Convelen, dont la vie, saint ou pentiern, nous est inconnue.
- Plougonven - Plougonven
- Plougoulm - Plougouloum
- Plougourvest - Gwikourvest
- Plouguerneau - Pougernev
- Plouguin - Plougin
- Plouhinec - 29 - Ploeneg
- Plouider - Plouider
- Plouigneau - Plouigno
- Ploujean - Plouyann
- Ploumoguer - Plonger
- Plounéour-Brignogan-Plages - Plouneour-Traezh-Brignogan
- Plounéour-Ménez - Plouneour-Menez
- Plounéour-Trez - Plouneour-Traezh
- Plounéventer - Gwineventer
Plounéventer, en breton Gwineventer, est attesté en 1330 sous une forme identique à la forme écrite actuellement. Nous le retrouvons en 1340 avec un Pléneventer.
Ce toponyme dérive de Plou-, division administrative bretonne passée en paroisse et de l'anthroponyme Nementer, probablement un penn-tiern ou guerrier célèbre sanctifié pour les besoins de l'implantation chrétienne en Armorique.
- Plounévez-Lochrist - Gwinevez
- Plounévézel - Plonevell
- Plourin - Plourin-Gwitalmeze
- Plourin-lès-Morlaix - Plourin-Montroulez
- Plouvien - Plouvien
- Plouvorn - Plouvorn
- Plouyé - Plouie
- Plouzané - Plouzane
- Plouzévédé - Gwitevede
- Plovan - Plovan
- Plozévet - Plozeved
- Pluguffan - Pluguen
- Pont-Aven - Pont-Aven
- Pont-Croix - Pontekroaz
- Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h - Pont-ar-Veuzenn-Kimerc'h
- Pont-l'Abbé - Pont'n-Abad
- Porspoder - Porspoder
- Port-Launay - Meilh-ar-Wern
- Pouldergat - Poulgregad
- Pouldreuzic - Pouldreuzig
- Poullan-sur-Mer - Poullan
- Poullaouen - Poullaouen
- Primelin - Prevel
- Quéménéven - Kemeneven
- Querrien - Kerien
- Quimerc'h - Kimerc'h
- Quimper - Kemper
- Quimperlé - Kemperle
- Rédéné - Redene
- Riec-sur-Belon - Rieg
C'est dans le Cartulaire de l'Abbaye de Landévennec que nous pourrons découvrir le toponyme Riec-sur-Belon, en breton Rieg, sans cette récente spécification liée au fleuve côtier ; nous l'y trouvons sous la forme toponymique ancienne Rioc et étions en l'an 1050. Nous retrouverons ce toponyme dans les Preuves de Dom Morice en 1220 avec un Rioch puis le relirons en Riec daté de l'année 1330 et lisible dans les pouillés de la Province de Tours ; pouillés qui nous fournirons aussi un Rieuc en 1368. Nous pouvons aussi signaler le Ryec retrouvé dans les archives départementales du Finistère.
Les celtisants, à unanimité, s'accordent pour faire dériver ce toponyme de Saint Riok, saint celte qui vivait au IV° siècle.
- Roscanvel - Roskanvel
- Roscoff - Rosko
- Rosnoën - Rosloc'hen
- Rosporden - Rosporden
- Rumengol - Remengol
- Saint-Coulitz - Sant Kouled
- Saint-Derrien - Sant Derc'hen
- Saint-Divy - Sant Divi
Les deux premières formes toponymiques anciennes concernant Sant Divi, en français Saint-Divy, nous dévoilent un Sainct Ivy en 1531 mais voit doute quant à sa localisation exacte ; il en est de même pour l'attestation de l'an 1560 qui voit un Saint Divy ne se voyant lui aussi situé avec précision.
C'est dans la précieuse source des archives départementales finistériennes que nous retrouverons avec un Saint Yvy en 1619, un Sainct Divy en 1662 puis un Sainct Dyvy en 1684. La forme toponymique ancienne Sancti Davidis de 1637 n'est pas située avec précision. Le registre paroissial de La Forest-Landerneau nous dévoile un Saint Divi en 1702 alors que les cartes des Cassini nous dévoilent un Saint Divy, nous précisant qu'il s'agit d'une trève.
L'hagiographie de Sant Divi, en français Saint David, est saint patron du Pays-de-Galles. Voyant son culte s'installer en Bretagne vers le X° siècle, Saint Divy fut élève de Saint Pol et Saint Ildut. Son Abbaye, à l'extrême sud-ouest de la cambrie, vit multiples hommes adhérer à ses règles monastiques imposant travail manuel, silence, nourriture frugale, vie rude et journée de travail se terminer par prières et travaux intellectuels.
- Saint-Éloy - Sant Alar
Les deux premières formes toponymiques anciennes concernant Sant Alar, en français Saint-Éloy, nous dévoilent un Saint Eloy du Fresque en 1486 mais voit un doute quant à la localisation exacte ; il en est de même pour l'attetation de l'an 1567 qui voit un Saint Esloy ne se voyant situé avec précision.
C'est dans la précieuse source des archives départementales finistériennes que nous retrouverons avec un Saint Eloy en 1572, un Sainct Eloy en 1598, un Sainct Esloy en 1662 puis un Saint Elloy en 1687. Le registre paroissial de Guimiliau nous dévoile un Saint Talar en 1687 alors que les cartes des Cassini nous dévoilent un Saint Eloy, nous précisant qu'il s'agit d'une trève.
L'hagiographie de Sant Alar, aussi connu comme Alor ou Alour, le présente comme mort vers l'an 462. Saint breton du V° et VI° siècle, il est successeur de Saint Corentin, premier Évêque de Quimper - Sant Alar étant le second ou troisième.
Francisé en Saint Éloi, nous voyons ici Éloi de Noyon, Évêque de Noyon dont les hauts faits sont connus de tous.
- Saint-Évarzec - Sant-Evarzeg
Sant-Evarzeg est devenu un Saint-Évarzec en français.
Ce toponyme nous présente plusieurs formes toponymiques anciennes bien plaisantes. C'est l'année 1182 qui nous fera découvrir la première forme ancienne citée dans une charte templière qui nous laisse lire un Sendefaduc que nous retrouverons en 1192 avec un Sent Defridoc. La canonisation de Saint-Yves en 1130 nous offira un Sancto Fredec alors que les pouillés de la Province de Tours pour cette année 1330 nous livre un Sandevardec puis un Sainct Effredeuc en 1368.
Le cartulaire de la cathédrale de Quimper voit un Sainteffredec en 1404 puis, dans la réformation des fouages de l'année 1428 nous voit lire un Saint Tevredec puis un Saint Tefredec en 1460 confirmé par un Saint Evardec en 1536. Source précieuse, les archives du Finistère voit exister un Sainctevardec en 1506, un Santafredec en 1519 puis un Saint Evarsec en 1553. Si une iscription lapidaire nous offre un Sancteverdec en 1526, les comptes de Jehan Le Torcol nous font voir un Sainctevarzec en 1535 ; ceci pour ne citer que quelques formes toponymiques anciennes pour Sant-Evarzeg - Saint-Évarzec.
- Saint-Frégant - Sant Fregan
Sant Fregan est devenu un Saint-Frégant en français.
Ce toponyme nous présente peu de formes topnymiques anciennes. Nous pouvons signaler un Sainct Freguan en 1561 puis un Sainct Freguan en 1578. L'année 1442 nous offre un Saint Fregon en 1442 puis, présent dans la réformation des fouages de 1447 un Saint Fregan très actuel. L'année 1534 nous laisse lire un Sainct Fregan.
Qui était donc ce Fregan - Frégant ?
Ayant fui l'île de Bretagne alors envahie par les encombrants angles et les saxons, Fregan et Gwen, sa femme, tous deux cambriens, se réfugièrent en Bretagne qu'ils évangélisèrent. Il est néa,moins fort probable que Fregan était un tiern ayant marqué l'histoire locale par son charisme.
- Saint-Goazec - Sant Wazeg
Sant Wazeg est devenu un Saint-Goazec en français.
Ce toponyme nous présente peu de formes topnymiques anciennes. Nous pouvons néanmoins signaler un Saint Goazec en 1643 puis un Sainctgoasec en 1674 retrouvé dans le registre paroissial de Laz suivi d'un Saint Ouazec en 1695 et lisible dans les registres paroissiaux de Châteauneuf-du-Faou.
Sant Wazec aurait vécu au V° ou VI° siècle et serait né en Irlande.
Disciple de Saint Patrick; son anthroponyme est issu du gaélique Gwassawc = Garant de ma Foi.
- Saint-Hernin - Sant Hern
Sant Hern est devenu un Saint-Hernin en français.
Il nous apparaît avec un Sancti Hernini, pour la première fois connue dans les écrits, à l'année 1330 dans les Pouillés de l'Abbaye de Marmoutiers ; il y est confirmé dans ces mêmes pouillés en 1368 avec un Sanctus Herninus. La réformation des fouages pour les années 1427 et 1536 nous présenteront un Saint Hernin en 1427 puis un Saint Ernin alors que les comptes de Johan Le Torcol nous offrent un Sainct Hernyn en 1535. Faisant visite aux archives du département du Finistère, nous pouvons y trouver un Saint Ernain au XVII° siècle.
Qui est ce brave et méritant Saint-Hernin ?
Arrivé au début du VI° siècle en Bretagne, venant de l'île de Bretagne - sans doute de Cambrie ou de Domnonée, chassé par les angles et saxons, il arrive avec les flots bretons fuyant l'encombrante domination anglo-saxonne. Installé à Duault, anachorète dont la présence est agréée par le Seigneur de Quélen, il y fonde un ermitage délimité par un fossé tracé à l'aide de son bâton - le Seigneur de Quélen ne lui ayant laissé qu'une journée pour délimiter son ermitage par un fossé. Y ayant passé sa vie, retourné en Anaon, plusieurs miracles lui sont reconnus par les habitants.
- Saint-Jean-du-Doigt - Sant Yann ar Biz
Sant Yann ar Biz, en français Saint-Jean-du-Doigt, nous offre plusieurs formes toponymiques au long des siècles. C'est en 1498 que nous est connue la première mention de ce toponyme avec un Tnoumeryadec que nous découvrons via les archives départementales du Finistère. Ces archives nous offriront aussi un Sainct Jehan Tnoumeriadec en 1539, un Sainct Jehan du Doy en 1552, un Sainct Jan Troumeriadec en 1598, un Saint Jean Tranmeriadec en 1641, un Sainct Jan du Doibt en 1643, un Saint Jan du Doipt en 1644, un Sainct Jan du Doigt en 1645, puis un Sainct Jan de Traou Meriadec en 1658. Alors que les archives de l'Hôpital de Morlaix nous présentent un Sainct Jehan de Tnoumeryadec en 1533, nous retrouvons trace d'un Saint Jean Traoun Meriadec, Église, dite communément Sant Ian ar Bis en 1636. Signalons le Saint Jean du Traon de 1639 et le Tromeriadec de 1698 retrouvé dans le registre trévial de la paroisse.
La commune et paroisse voit son toponyme issu d'une relique voyant ferveur populaire ; il s'agit d'une phalange antérieure de l'index dextre de Saint Jean le Baptiste. Autrefois, la paroisse était sous la protection de Saint Mériadec avec un Traon = vallée.
- Saint-Jean-Trolimon - Sant Yann Drolimon
Sant Yann Drolimon, en français Saint-Jean-Trolimon, voit multiples formes toponymiques anciennes et c'est en 1389, dans la réformation des fouages de l'année que nous pouvons découvrir un Treffrumon qui nous sera confirmé dans mêmes sources en 1447 avec un Tref de Rumon puis un Trolymon en 1536. Autre source toponymique stimulante, les archives départementales du Finistère nous offrent un Trolimon en 1564, un Treffrimon en 1613 puis un Trefruvon en 1613. Nous pourrons aussi citer le Trollimon de 1621, l'intéressant Saint Jean Rumon de 1690 puis, dépouillant le registre trévial de Beuzec, y trouver un Trolymond en 1703 puis, colonisation française faisant, un Saint Jean en 1730.
Si Saint Jean est un des quatre Évangélistes, Saint Rumon, sans doute frère de Saint Tugdual de Tréguier, est un saint celte aussi connu comme Ruan, Ronan et Ruadan. Certaines hagiographies en font un missionnaire irlandais venu en Bretagne.
- Saint-Marc - Sant Mark
Sant Mark, en français Saint-Marc, est ancienne commune devenue quartier de Brest.
Plusieurs formes toponymiques anciennes nous sont connues.
La première attestation connue date de l'année 1350, année qui nous permet de lire un Trefnuez rappelant que ce lieu fut trève dépendante de la paroisse de Brest. L'année 1449 nous présentera un Treffniez que nous pourrons retrouver dans le rentier de Saint-Renan en 1544 avec un Trenynez puis un Trefninez en 1544. Nous pourrons citer le Treffninez de 1597 suivi d'un Treninez retrouvé aux archives du département et daté de l'an 1666. Les registres paroissiaux de Lambézellec nous dévoilent un Trefnines en 1690 puis un Trenines en 1694. Alors que le toponyme est toujours Treninés en 1712, il devient définitivement Saint Marc en 1721.
Saint Marc est un des quatre Évangélistes et représenté accompagné d'un lion. Apôtre, la tradition le fait mourir à Alexandrie, ville dont il était Évêque.
- Saint-Martin-des-Champs - 29 - Sant Martin war ar Maez
Sant Martin war ar Maez, en français Saint-Martin-des-Champs, est né en l'an 1128 d'un prieuré originel fondé par Hervé de Léon qui avait château proche et terres sur le territoire de Pleyber-Christ. Il y édifiera le prieuré au bénéfice des moines de l'Abbaye de Mamoutiers située en région de Tours. Cette abbaye étant sous la protection de Saint Martin, le prieuré lui sera aussi consacré.
Comme toutes les paroisses devenues communes lors de la Révolution de 1789, la commune sera renommée Unité-des-Champs ppour retrouver toponyme original après ce grand chaos révolutionnaire.
- Saint-Méen - Sant Neven
Sant Neven, en français Saint-Méen, nous est surtout attesté via les archives finistériennes avec un premier Sainct Neven en 1432 que nous revoyons en 1596 vec un Sainct Mean suivi d'un intéressant Sainct Menguen en 1657 puis un Sainct Meen en 1680. Les archives du département nous offiront une autre série au XVIII° siècle avec un Saint Méen en 1700, un Sainct Men en 1702, un Saint Menn en 1790. Le registre paroissiale de Lanhouarneau nous dévoile un plaisant Saint Mean en 1690 alors que le registre trévial de la paroisse de Ploudaniel nous laisse lire un Saint Men en 1690.
Saint Méen - Méven en breton est aussi connu sous le nom de Néven est natif de Bretagne - maintenant anglaise. Il naît en Cambrie vers l'an 540 dans le Royaume de Morgannwg, actuel Comté de Gwent, Pays de Galles. Son hagiographie nous est connue via les écrits d'Ingomar, moine bénédictin du XI° siècle de l'Abbaye bretonne de Saint-Méen.
Saint guérisseur, Méven soignera parfaitement vos dermatoses si le vous le priez avec ferveur.
- Saint-Nic - Sant Vig
Sant Vig, en français Saint-Nic, nous est attesté au XI° siècle dans le cartulaire de la Cathédrale de Quimper avec un Sent Mic puis un Plebs Sant Nic en 1086. L'Abbé Peyron, dans son magistral Actes du Saint-Siège concernant les Évêchés de Quimper et de Léon des XIII°, XIV° et XV° siècles nous fait connaître un Sancto Nicasio pour l'année 1290 et un Sabcti Nicasii pour l'an 1378. Nous pouvons aussi citer le Seintnic du XIV° siècle puis le Saint Vic de 1412 que nous pouvons lire dans les Preuves à l'histoire ecclésiastique et civile de la Bretagne de Dom Morice.
Alors que les archives du Finistère nous proposent un Sainct Vic en 1491, un Sainct Nyc puis Sainct Vyc en 1560, la réformation des fouages pour l'année 1535 nous dévoile un Saint Mic. Les comptes de Jean Le Torcol présentent deux formes toponymiques anciennes avec in Sainct Myc en 1535 puis un Synnyc en 1536.
La commune voit son toponyme lié à Saint Maeoc, aussi Saint Maëc, Saint Mic. Saint breton du VI° siècle, il fut anachorète dans les forêts de Coëtmieux. Sa vie, légendaire et enjolivée, vit sanctification bretonne de celui qui fut peut-être un tiern breton honoré des siens.
- Saint-Pabu - Sant Pabu
Sant Pabu, en français Saint-Pabu, nous est attesté dans la réformation des fouages de l'année 1481 avec un Sainct Papu. Il nous sera confirmé en 1544 dans le rentier de Saint-Renan qui nous offre un Sainct Pabu. Peu de formes toponymiques anciennes de Saint-Pabu nous sont connues ; néanmoins, nous pouvons citer un Saint Pabu de 1693 présent aux archives du Finistère et, la même année, un Saint Papu au registre trévial de la Paroisse de Ploudalmézeau.
C'est à Saint Tugdual que la paroisse et commune doit son nom. Tugdual, fondateur de l'Évêché de Tréguier est un des sept saints fondateurs de Bretagne - les autres étant Patern, Corentin, Samson, Malo, Brieuc et Pol. Natif de Cambrie ou Domnonée, Tugdual, né au VI° siècle, est aussi connu sous les noms de Pabu, Tual, Tugal, Paban, Tudec.
- Saint-Pierre-Quilbignon - Kerbêr-Kilbignon
Kerbêr-Kilbignon, en français Saint-Pierre-Quilbignon, est maintenant quartier de Brest.
C'est en consultant les pouillés de la province de Tours pour l'année 1330 que nous découvrons un Kilbignon puis un Quilbignon dans la réformation des fouages de 1334. Les pouillés de Tours - qui sont belles sources toponymiques anciennes, nous offre un Guillebignon à la fin du XV° siècle alors que les archives du Finistère nous offrent un Quilbingnon en 1543 et Guilbignon en 1633.
Ce toponyme semble dériver de Kil = crête, plateau, hauteur et pourrait être relié à un anthroponyme Bignon que nous pourrions rapprocher de celui de la commune de Bignan ou au radical Pign- ayant notion de grimper et que l'on retrouve dans le verbe breton pignat = monter.
- Saint-Pol-de-Léon - Kastell-Paol
Saint-Pol-de-Léon, en breton Kastell-Paol, voit bien ancienne occupation et nous est attesté dans une Vie de Saint Paul qui nous cite un Oppidum Pauli et Oppidum sancti Paulinanni datés des années 869-870.
L'année 1193 nous offrira un Sanctus Paulus puis nous pourrons connaître un Saint Pal en Leon pour 1296 et un Castrum Sancti Pauli pour l'année 1371. Les Actes du Saint-Siège de l'Abbé Peyron nous dévoilent un Castro Pauli daté de 1387. Source précieuse, les archives du département nous font connaître un Sainct Paoul en 1404, un Saint Poul en Leon en 1405, un Sainct Paoul en 1490 puis un Sainct Paul en 1580.
Dom Morice, dans ses Preuves, nous atteste un Saint Paoul en 1422 ; dans la réformation des fouages de l'année 1426, nous retrouverons la forme toponymique ancienne Chasteaupaul qui sera confirmée par un Saint Paoul de Leon en 1451. Citons le Chasteau Pol de 1600 dans les comptes de Saint-Jean-du-Doigts et le Castel Paul de 1659.
- Saint-Renan - Lokournan
Saint-Renan, en breton Lokrounan, est une ancienne paroisse devant son toponyme à Lok = lieu consacré, et de Sant Ronan qui, utilisant une auge de pierre comme esquif, traversa la Manche pour venir évangéliser la région.
Cette paroisse apparaît - avec un doute, en 1275 qui nous permet de lire un Saint Renan dou Tay, et c'est au XIII° siècle que nous aurons une forme toponymique ancienne et certaine avec un Santus Ronanus Lutosus - Saint-Renan de la Boue - ceci rappelant les marais de Toul an Aon et pour le distinguer de Lokorn - Locronan, et de Lokournan Vihan - petit Saint-Renan qui est hameau situé sur la commune de Plouarzel.
Les pouillés de la province de Tours nous offrent un Sancti Ronani in Luto en 1330 qui confirme le toponyme précédent. En 1341, Dom Morice, dans ses Preuves nous livre un S. Renan dont nous retrouverons forme toponymique ancienne dans les Actes du Saint-Siège de l'Abbé Peyron avec un Locus Sancti Ronani pour l'année 1388 puis un Sancto Ronano en 1405. La réformation des fouages de 1426 nous propose un contemporain Saint Renan.
- Saint-Rivoal - Sant Riwal
Notre Sant Riwal breton devenu Saint-Rivoual en français nous est connu en 1496 sous sa forme toponymique ancienne Saint Dryual que nous pouvons lire aux archives des Côtes-d'Armor. Alors que Jehan le Torcol nous offre un Sainct Rivoal en 1535, l'année 1512 nous propose un Saint Ryval présent aux archives du Finistère et que l'on pourra retrouver ux mêmes archives et sous autre forme toponymique ancienne avec un Sainct Ryouall en 1628, un Saint Rivoall en 1652, un Sainct Rioual en 1660n un Saint Rivoal en 1674 puis un Sainct Riouall en 1684.
Qui était ce Riwal, aussi connu comme Rival, Riware ou Rioual, est - semble-t-il, un tiern étant passé à la postérité puis s'étant vu sanctifié par les habitants. Dans son nom, nous reconnaissons le Ri = Roi et le mot Gwall = pouvoir que nous trouvons toujours en breton avec le mort Galloud = pouvoir.
- Saint-Sauveur - 29 - An Dre-Nevez
Saint-Sauveur, en breton An Dre Nevez - lire An Dré Névé - est connu dès 1665 sous son toponyme francisé que nous retrouverons aussi en 1681 sous la forme toponymique ancienne Sainct Sauveur.
Si le toponyme français fait allusion à Jésus-Christ - dont il était impossible de prononcer directement le nom, le toponyme breton est bien intéressant car il rappelle cette subdivision territoriale - puis ultérieurement paroissiale, qu'est le Tre breton. Saint-Sauveur est une subdivision paroissiale de Commana.
- Saint-Segal - Sant Segal
Le breton Sant-Segal fut francisé en Saint-Ségal.
Les pouillés de la province de Tours nous fournissent la première forme toponymique ancienne connue dans les écrits avec un Sanctus Severinus, nous étions en l'an de Grâce 1330 , ce toponyme sera confirmé dans mêmes archives en 1368 avec un Seint Sengar. Les Actes du Saint-Siège nous signalent un Sant Segall en 1405 puis la réformation des fouages en 1426 nous présentera un Saint Segal puis un Sancti Severini en 1464. La fin du XV° siècle nous verra lire un Sanctus Segual retrouvé dans les archives départementales finistériennes complété par un Saint Séverin, vulgairement nommé Saint Segal en 1728. Les comptes de Jean Torcol nous annoncent un Sainct Segal en 1535.
Notre Segal, bien que ne l'étant, est confondu avec Séverin comme l'atteste la forme toponymique de 1728. Aucune hagiographie nous éclaire sur la vie de ce saint breton qui voit aussi un îlot porter son nom et rappeler son existence.
- Saint-Servais - 29 - Sant-Servez-Landivizio
Saint Servais, en breton Sant Servez Kallag, porte le nom du saint éponyme comme toponyme.
Toujours retrouvé dans les archives départementales du Finistère, ce toponyme voit un Saint Servays en 1606, un Sainct Servaix en 1609, un autre Sainct Servois en 1636, puis un Sainct Cerves en 1637. L'année 1638, toujours dans ces mêmes archives, nous offre un Sainct Servoix puis, l'an 1640, un Saint Serves suivi d'un Sainct Scervez en 1655 pour terminer par un Sainct Servais en 1681. Citons le registre paroissial de la Roche-Maurice, nous délivrant un Saint Cervais en 1675.
Saint Servais de Tongres est le premier évêque avéré de Tongres, ville belge située en pays flamand. Ce saint homme semble né en l'an 300 et mort dans sa bonne ville de Tongres en l'année 384. Ses faits et gestes, glorifiés par la légende populaire, furent aussi rapportés par Grégoire de Tours qui présente une vie de mortifications et de souffrances diverses.
Il est fort probable que ce toponyme découle d'un autre et local Servais breton - ou anthroponyme proche, christianisé pour la cause.
- Saint-Thégonnec - Sant-Tegoneg
Le breton Sant-Tegoneg fut francisé en Saint-Thégonnec.
C'est en 1330 dans les pouillés de la province de Tours que fut remarqué la première forme toponymique ancienne pour cette commune ; nous y voyons un Ploeyber Riual en 1330. Confirmé par le Pleyber Riuall de 1345, nous pourrons aussi lire un Ploeyber Rival Saint Egonneuc en 1426 dans la réformation des fouages de l'année concernée. Ces mêmes sources, pour l'année 1448, nous livreront un Pleibert Saint Gonnec. Nous noterons le Ploeybersaintegonnec - en un seul mot, qui fut lu pour l'année 1456 dans les archives départementales du Finistère ; archives qui nous offrent aussi anciennes formes toponymiques avec un Pleiber Sainctagonec en 1578, un Pleyber Sainctegonnec en 1583, un Sainct Tegounec en 1625, un Sainct Thegonec en 1642, un Sainct Tegonnec en 1657, puis un Pleiber Saint Tegonnec en 1665.
Nous retrouvons ce toponyme dans les archives de Loire-Atlantique via un Pleyber Santagnec en 1466 puis, dans les pouillés de la province de Tours, un Pleyber Saint Egonec en 1467 suivi d'un Saint Egonnec en 1485.
- Saint-Thois - Santoz
En français, il est devenu Saint Servais ; le toponyme réel breton est Santoz.
C'est le cartulaire de l'Abbaye de Landévennec qui nous fera découvrir la première forme toponymique ancienne attestée avec un Sanctus dans une donation au bénéfice de l’Abbaye par un noble nommé Hepruon. Ce toponyme sera confirmé en 1330 avec un Sanctoes puis un Sainctoes en 1368, lisibles dans les pouillés de la Province de Tours. La réformation des fouages de l'année 1414 nous livra un Santoes puis, encore les pouillés tourangeaux, nous offrent un Sancthoes à la fin du XV° siècle. Alors que la réformation des fouages, cette fois-ci, un Santoez pour l'année 1426, l'année 1494 nous fait connaître un Saintoes. Sources précieuses, les archives finistériennes nous proposent un Saint Thoas en 1495 et un Santhoys en 1539. Citons le Saintois de 1671 retrouvé dans les registres paroissiaux de Gouézec et le Saint Toys de 1714 visible dans les registres paroissiaux de la paroisse du Saint-Esprit de Quimper.
Ce toponyme serait-il dérivé de Sanctus ?
- Saint-Thonan - Sant-Tonan
En breton, nous utilisons le toponyme Sant-Tonan qui est devenu Saint-Thonan sous les plumes françaises.
En l'année 1467, les pouillés de la belle province tourangelle nous présente un Sanctus Honanus qui est la première mention de ce toponyme connue dans les écrits. Les archives départementales du Finistère seront plus généreuses et nous offfrent un Sainct Thonan en 1513 puis un Saint Honan en 1516, suivi d'un Saint Tonan en 1594, un Sainct Thonnan en 1656 et un Saint Thonan en 1673. Nous pourrons aussi signaler le Sainctonan en 1618 et un Saint Donan en 1690 dans le registre paroissial de Tréflez.
Ce toponyme est variante du prénom de Saint Ténénan. Quels furent les hauts faits et hagiographie de notre bon saint breton ?
Né en Cambrie, actuel Pays de Galles, Tenenan; en français Ténénan, vint en Bretagne et s'installa comme ermite sur les bords de l'Élorn, près de Landerneau où il vécut fort longtemps. Bien qu'anachorète, sa renommée dépassant ses volontés, il vit multiples fidèles le visiter et se retrouva nommé Évêque du Léon. Plus probablement pentiern que religieux, il y meurt en l'an 650.
- Saint-Thurien - Sant-Turian
En breton, nous utilisons le toponyme Sant-Turian qui est devenu Saint-Thurien sous les plumes françaises.
C'est en 1278 que le cartulaire de la Cathédrale de Quimper nous offre un Saincthourchan ; nous le retrouverons dans un aveu de Quimerc'h en 1426 avec un Sainct Tourchan puis en 1528 nous dévoilant un Sainct Ourhan dans ce même aveu. Les pouillés de la province de Tours nous permettront de lire un Sanctourhan à la fin du XV° siècle. La réformation des fouages nous laissera découvrir une forme toponymique ancienne en 1427 avec un Sainct Ourchan et une autre en 1536 avec un Saint Ourhan. Signalons le chartier de l'Abbaye de Saint-Croix en Quimperlé voyant un Saint Tourhan en 1564 et 1598.
C'est en 1665 que nous pourrons lire le premier Saint Thurien suivi d'un Saint Trohan en 1682.
- Saint-Urbain - Lannurvan
En breton, nous l'appelons Lanurvan ; il est devenu Saint-Urbain en français et ne voit qu'une seule forme toponymique ancienne connue et attestée en l'an 1572 avec un Lanurvan significatif et de grande stabilité.
À qui pensaient les fonctionnaires francisants avec cet Urvan ?
À Urbain I°, 17° Pape de 222 à 230, ou à Urbain II°, 157° Pape, de 1088 à 1099 ?
À Urbain, évêque de Langres mort vers 375, ou au Martyr Urbain et ses compagnons ?
Il nous faut néanmoins chercher un autre protagoniste en la personne de Urvan qui, avec son compagnon Baharn, tous deux prêtres venant de Grande-Bretagne, seraient arrivés en Bretagne et y auraient fondé leurs ermitages respectifs.
Furent-ils réellement religieux, druides ou pentierns migrant avec leurs peuple ?
Nul ne le sait...
- Saint-Vougay - Sant-Nouga
En breton, nous disons Sant Nouga. Il est devenu Saint Vougay en français et est attesté depuis l'an 1426 avec un Saint Vouga que nous retrouvons dans la réformation des fouages qui le confirmera en 1444 sous la forme toponymique ancienne Saint Bouga. Les pouillés tourangeaux nous proposeront un Saint Vogay en 1467 puis il faut alors visiter les archives départementales du Finistère pour y lire un Sainct Vougay en 1498, un Sanctus Vouga en 1516, un Sainct Boga en 1597, un Sainct Vougaye et Sancti Vechoevi en 1636 puis un Sainct Vouguay en 1683.
Quels sont les hauts faits de ce bienveillant et adorable saint, ancien prélat irlandais du VI° siècle devenu ermite en Bretagne ?
Multiples et grandioses !
- Saint-Yvi - SantIivi
Saint Yvi, en breton Sant Ivi, est attesté en 1536 sous la forme Sainct Yvy et est présent dans les comptes de Jehan de Torcol. Les archives départementales du Finistère nous permettront de lire un Sainctyvy en 1581 puis un Sainctivy en 1625 que nous retrouverons en 1688 avec un Saint Divy. Si le registre d'Ergué-Armel nous présente un Sainct Yvi en 1649 puis un Sainct Divi en 1652; l'année 1630 nous avait offert une forme toponymique spécifique avec un Saint Duy.
Nous reconnaîtrons ici notre bon Saint Divy, alias David de Ménevie, moine gallois du VI° siècle dont les faits et gestes sont parsemés d'ouvertures de monastères, de prêches incomparables, de multiples constructions d'églises, d'un voyage à Jérusalem et de synodes divers et variés.
- Sainte-Sève - Sant Seo
Francisé, Sant Sev, bon saint bien masculin, est devenu féminin sous le nom de Sainte Sève.
Ce toponyme est attesté au XI° siècle sous la forme Santsegue. Nopus pouvons retrouver forme toponymique en 1128 sous la forme Santseguot. Les archives finistériennes nous dévoilent un Saint Scevou en 1533 puis c'est la réformation des fouages de 1535 qui nous permettra de lire un Saint Seuue. Alors que l'année 1543 nous présente un Saint Sceveau, l'an 1588 voit un Sainct Scevau suivi d'un Saint Scevoy en 1598. C'est le registre trévial de la paroisse qui nous offrira une Sainte Sceuue en 1669 puis une Sainte Sceve en 1670.
La légende voudrait que Sant Sev soit le frère de Saint Tugdual.
Quand à ses faits et gestes, incomparables comme il se doit, ils nous sont totalement inconnus.
- Santec - Santeg
Santec, en breton Santeg, nous présente une première forme toponymique connue dans les écrits en l'an 1396 avec un Kersanteuc ; il sera confirmé en 1422 dans la réformation des fouages avec un Kersantec.
Les archives du département du Finistère sont précieuse source et nous offrent un Santec en 1542, un Santeuc en 1547, un Sancteuc en 1556, un Santecq en 1629, un Santec en 1641 puis un Santeq en 1674. Les cartes des Cassini nous laissent lire un Santec en nous précisant qu'il s'agit d'une trève.
Ce toponyme dérive de Sant - Saint et de l'anthroponyme Ec ou Tec, qui aurait été disciple de Saint Pol-Aurélien. Une chapelle maintenant disparue et consacrée à Sant Hiec était bien présente sur le territoire commmunal.
Qui aurait pu être ce Hiec ? Sans doute un pentiern dont le nom à passé les siècles mais les hauts faits emportés par les vents de l'Histoire...
- Scaër - Skaer
Scaer, en breton Skaer, est attesté en 867 et 1050 dans le cartulaire de l'Abbaye de Landevennec sous la forme Scathr.
Alors que le cartulaire de la Cathédrale de Quimper nous livre un Scarze en 1086, une charte templière nous offre un Scahart en 1182 pour, revenant dans notre Cathédrale quimpéroise, découvrir un Scadr en 1220.
Les pouillés de la province de Tours - qui sont source toponymique précieuse, nous laissent lire un Schazre pour l'année 1330 et un Scaezre fin du XV° siècle ; il est complété par un Scazre puis un Scadre dans la réformation des fouages pour les années 1426 et 1536. Étant en Finistère, les archives départementales nous offrent un Scaizre en 1592, un Scaere en 1652, un Scaire en 1655. Les cartes des Cassini nous laissant un moderne toponyme Scaër avec un beau tréma.
- Scrignac - Skrigneg
Scrignac, en breton Skrigneg, est attesté en 1318 sous la forme Scruyniac et peut se lire dans les Actes du Saint-Siège concernant les Évêchés de Quimper et de Léon des XIII°, XIV° et XV° siècles. Les pouillés de la Province de Tours nous offrent un Scruigniac en 1330 puis un Scruynac en 1368. Alors que la réformation des fouages de l'année 1427 nous présente un Scrunyac, l'année 1394 nous avait permis de connaître la forme toponymique ancienne Scruignac en 1394. Les comptes de Jean Le Torcol nous dévoila un Scruygnac en 1648 puis un Scruinc en 1536. Consultant les archives du Finistère, on peut y trouver un Scruynyac en 1496, un Scrignacg en 1648, un Scruniac en 1663 puis un Scrouignac en 1678.
Tenter de comprendre le sens de ce toponyme nous voit partir dans les Alpes et constater que la Barre des Écrins, ou le Pic d'Escreins, ou le Molard d'Escrigne, etc... ont racine commune et désignent des reliefs escarpés aux pentes rocheuses marquées d'éclats et éboulis. Un appel au vieux-gallois voit Scírenn = éclat de bois que l'on retrouve avec sens identique en breton avec le mot Skíríenn.
Skrigneg - Scrignac voit-il lieu escarpé si caractéristique qu'il en a généré toponyme ?
- Sibiril - Sibirill
Le Sibirill breton est devenu Sibiril en français.
Nous connaissons quelques formes toponymiques anciennes pour ce lieu. Les pouillés de la province de Tours nous dévoilent un Sibiril en l'an 1330 et nous le reverrons en 1371 avec un Sebirill. L'autre source toponymique reste les archives départementales du Finistère qui nous dévoilent un Sibirill en 1419, un Sibrill en 1435, un Sybiril en 1621, un Siberil en 1638 puis un Sebiril en 1676. Les cartes des Cassini nous livrent un Sibirill.
Ce toponyme semble dériver de Peril, anthroponyme disparu mais que l'on retrouve présent dans le toponyme Bobéril et Kerbiril.
Notre Si- voit deux hypothèses. L'une le relie à une activité salinière comme en témoigne nombreux toponymes en presqu'île guérandaise où nous le voyons désigner une saline. L'anse du Guillec, en Sibiril - cela n'étant pas à exclure, aurait pu abriter un espace premettant la production de sel. Une autre conjecture voyant ce toponyme relié au sed = siège, logis est aussi probable que la première explication envisagée.
Sibiril, saline de Monsieur Peril ou demeure du Sieur Peril ?
- Sizun - Sizun
L'étymologie de Sizun reste obscure et les formes toponymiques anciennes sont rares ; signalons le Sizun de l'an 1173 que cite Dom Morice dans ses Preuves. La réformation des fouages pour l'année nous offre un Sizin en 1448 que nous reverrons en 1689 dans le registre paroissial de Guimiliau avec un Sysun.
Comme pour le Cap du même nom, ce toponyme peut voir rapprochement avec crête, espace rocheux déchiqueté ; la morphologie des lieux ne contredirait pas ce sens possible. La francisation du toponyme breton Sizun ne vit aucun changement.
- Spézet - Speied
Spézet, en breton Speied, se retrouve cité dès 1216 sous la forme Spethut in Poechaer et est lisible dans le cartualire de la Cathédrale de Quimper ; il sera confirmé à cette même source avec un Spethot en 1220 puis un Spezot en 1288. Les archives de Loire-Atlantique nous offrent un Spetzet en 1462 que nous pourrons aussi lire fin du XV° siècle dans les pouillés de la province de Tours avec un Spezuet. Le Finistère et ses archives dévoile un Spehet en 1649 puis un Spéet en 1678. Voyageant à Lanneuffret et lisant ses registres paroissiaux, nous y trouverons un Speiat en 1675 puis un Spechet en 1675.
Le sens de ce toponyme reste totalement obscur.
- Taulé - Taole
Taulé, en breton Taole, est attesté en 1128 avec la forme Taulai qui sera confirmé en 1353 avec un Taule. Nous retrouvons forme toponymique ancienne en 1398 avec un Guictaule et, cité lors de la réformation des fouages du XV° siècle avec un Guitaule puis un Taulle en 1468. Les archives du département du Finistère voit les formes toponymiques Tolle en 1680 puis Taulay en 1687.
L'utilisation de Gwi- spécifie qu'il s'agit du bourg au sens strict et pas de la paroisse dans son ensemble. Concernant le sens de ce toponyme; il reste totlement abscons. Nous ne tenterons pas d'en donner une signification.
- Telgruc-sur-Mer - Terrug
Telgruc-sur-Mer, en breton Terrug présente forme toponymique ancienne dans le cartulaire de l'Abbaye de Landévennec au XI° siècle ; nous y lisons un Telchruc. La fin du XII° siècle nous dévoile un Thelgruc qui sera retrouvé dans le cartulaire de la Cathédrale de Quimper sous la forme Telgruc. La réformation des fouages de l'année 1426 nous offre un Telcrug.
Terrug - Telgruc est issu de Tal, E-tal = près de et de Krug, ar c'hrug - colline ronde, tumulus. Telgruc - Terrug est situé près de la colline ronde ; ici le Menez Hom.
- Tourch - Tourc'h
En breton, C'h se prononce comme le ch du nach allemand ; vous ne prononcerez donc pas Tourche, c'est plouc, mais Tour avec un R rapeux.
Tourc'h, en breton, signifie verrat. Ce mot, ici en breton mais aussi dans d'autres langues, se retrouve parfois utilisé en toponymie comme en Pays de Galles où il est vu à l'identique.
Ce toponyme est attesté au XI° siècle, en l'an 1050, avec un Plebs Turch lisible dans le cartulaire de l'Abbaye de Landévennec. Nous pourrons le trouver en 1182 avec un Tourc en 1182. L'Abbé Peyron, dans ses écrits, nous fait découvrir un Tourch en 1405 puis, dans les archives du Finistère, nous pourrons lire un Touch en 1599.
- Trébabu - Trebabu
Trébabu, identique en breton et sans accent aigu, est attesté au XI° siècle dans la Vie latine de Saint Tugdual et s'y trouve sous la forme Lanpabu que l'on retrouve plus tard, en 1393 dans une Bulle d'Indulgences, avec un Trefbabu. L'Abbé Peyron, dans ses Actes du Saint-Siège concernant les évêchés de Quimper et de Léon des XIII°, XIV° et XV° siècles, nous offre un Trebabu en 1350 puis Trefpabu en 1444 qui est lu dans la réformation des fouages de l'année considérée. Les archives départementales finistériennes nous dévoileront un Treffbabau en 1495 puis 1516.
Trébabu est une paroisse originelle, sur laquelle s'est modelée la commune actuelle comme l'immense majorité des communes de France. Saint Tugdual, aussi connu sous le nom de Saint Pabu, migra de Bretagne, la grande, et débarqua à Trébabu pour y fonder un monastère et devenir un des sept saints fondateurs du pays breton.
- Tréboul - Treboull
En breton, c'est Treboull, qui est devenu Tréboul en français.
Les formes toponymiques anciennes retrouvées se lisent dans les archives départementales du Finistère principalement. Dans ces documents conservés, nous avons un Treboul en 1463, un Treboull en 1524, un Treffboul en 1539, un Treffpoull en 1592. Les registres paroissiaux de Plozévet nous dévoilent un Treboll en l'an 1640.
Tréboul dérive de Tref = trève désignant une division paroissiale ou, antérieurement, une entité administrative bretonne originelle, et de Poull = mare, fosse, bassin. Ce toponyme serait donc une trève voyant un bassin caractéristique imposant sûre reconnaissance de ce lieu.
- Tréffiagat - Triagad
Tréffiagat, en breton Triagad, est attesté en 1330 sous la forme Trefriagat en 1330 dans les pouillés de la province de Tours ; cette même source nous offrira un Trefiagat à la fin du XV° siècle. Nous voyons aussi formes anciennes de ce toponyme en 1351 avec un Treffriagat puis un Trevriagat en 1372, visibles dans les archives départementales du Finistère. Ces mêmes archives nous laisseront lire un Treffryagat en 1662 puis un Treffiagat en 1654.
Tréffiagat dérive de Tref- désignant une division paroissiale ou, antérieurement, entité administrative bretonne originelle, et Riagat, abbé irlandais ayant abordé dans le port de Lec'hiagat, vers le V° siècle.
- Tréflaouenan - Trelaouenan
Tréflaouenan, en breton Trelaouenan, est attesté en 1446 dans la réformation des fouages sous la forme Trefflouenan. Nous pourrons retrouver ce forme ancienne de ce toponyme en 1516 vec un Treffloenan puis un Trefflaouenan en 1534 (?) qui sera confirmé avec un Treflauenan en 1557. Les archives départementales du Finistère, source toponymique précieuse, nous proposent un Trelaouenan en 1587, un Trefflaouenan en 1613, un Treflaoenan en 1644 puis un Treflaouenan en 1673. Les registres paroissiaux de Lambézellec nous dévoileront un Trelauuenan en 1694 suivi d'un Trelaoüénan en 1712 retrouvé dans le registre paroissial de Plouzévédé.
Ce toponyme dérive de Tref- désignant une paroisse ou, aux origines, une entité administrative bretonne originelle et Laouenan, saint disciple de Saint Pol Aurélien, ou pentiern, chef breton ayant marqué ce territoire de sa stature.
- Tréflevenez - Treleveznez
Le toponyme breton Trelevenez est devenu Tréflévénez en français.
Exception de Trellevenez remarqué dans les registres paroissiaux du Tréhou, toutes les formes toponymiques anciennes proviennent des archives du Finistère. Nous signalerons donc un Trefflevenez en 1474, un Trelevenez en 1507, un Treflevenez en 1509, un Trefflevenetz en 1624, un Trellevenes en 1654, un Trelevenes en 1666, un Trefflevenes en 1671, un Treslevenéz en 1684 puis un Trefflevenets en 1689.
Ce toponyme dérive de Tref- désignant une paroisse ou entité administrative bretonne originelle et du mot breton Levenez = joie. Tréflévénez était donc une paroisse ou entité administrative bretonne, voyant bon vivre et où régnait la joie...
Quelles joies sont entendues ici ? Joies spirituelles ou profanes ?
Les vents de l'Histoire ont emporté la réponse...
- Tréflez - Trelez
Tréflez, en breton Trelez, nous est attesté dès le XI° siècle avec un Tribus Lesie que nous pouvons lire dans une hagiographie de Saint Judicael. L'année 1330 dans les pouillés de la Province de Tours, nous propose un Gwic Les puis un Tribus Curie en 1467 alors que la réformation des fouages de l'année 1426 nous laissait découvrir un Trefflez. Les archives du département finistérien nous dévoileront un Treffles en 1615, un Trefles en 1661 puis un Treffles en 1666.
Notre Gwit- de 1330 spécifie que le texte parle du village au sens strict et non de l'ensemble du territoire paroissial ou administratif breton : ils se superposent parfaitement. Les autres formes toponymiques anciennes sont issues du breton Tref, Treb = trève, autrefois division administrative bretonne devenue division ecclésiastique et du mot breton Lez, ici au titre de manoir dans son ensemble.
- Trégarantec - Tregaranteg
Trégarantec, en breton Tregaranteg, est attesté dès 1251 avec un Tregarentoc que l'on retrouve en 1330 dans les pouillés de la Province de Tours sous la forme Tregarantoc. Alors que la réformation des fouages de 1446 nous offre un Treffgaranteuc, les archives départementales du Finistère nous laissent lire un Treffvarantec en 1597, un Tregarenteuc en 1604, un Treffguarentec en 1624, un Treffcarentec en 1652, un Tregarantec en 1653, un Trefcarantec en 1691 et un Trefgarantec en 1693.
Trégarantec dérive de Tref- désignant une subdivision de paroisse ou, à l'origine, une entité administrative bretonne originelle et de Sant Théarnec, sans doute un pentiern, chef local ayant bénéficié d'une sanctification bretonne.
- Trégarvan - Tregarvan
Trégarvan, en breton Tregarvan, est attesté au XI° siècle dans le Cartulaire de l'Abbaye de Landévennec avec un Tribus Carvan qui deviendra un Tregarvan lors de la réformation des fouages de 1426. Les archives du Finistère nous offriront un Treffgarvan en 1487 qui sera retrouvé dans les comptes de Jehan Le Torcol en 1535 avec un Treffarvan. Nous pouvons lire un Tregarven en 1599, puis un Treffve de Garvan en 1648, suivi d'un Trefguarvan en 1683.
Ce toponyme est donc le territoire originel, ici une trève - à l'origine division administrative devenue division ecclésiatique, d'un certain Carvan, probablement pentiern, chef de tribu breton qui aura laissé son nom à ces lieux.
- Tréglonou - Treglonou
Tréglonou, en breton Treglonoù est attesté en 1415 pour la première fois connue dans les écrits ; nous en trouvons trace dans les archives du Finistère avec un Treffgloznou. L'année 1465 nous offre un Treffgloeznou. Les pouillés de la province tourangelle nous font découvrir un Treffgoeznou en 1467 alors que les archives de Loire-Atlantique dévoilent un Trefgloeznou en 1486. Précédés d'un Trefgloanou présent dans le registre paroissial de Landéda, les registres paroissiaux de Tréglonou nous présentent aussi formes toponymiques anciennes avec un Treffglonou en 1692, un Trefglonou en 1694, un Trefglonnou en 1697 et un actuel Treglonou en 1715. Notons en 1689 le Treffglosnou des archives départementales.
Nous remarquons que les formes toponymiques avec un gl sont les plus courantes et sont formées de notre habituel Trev = trève et d'un hagionyme découlant, suivant Yves Le Bolc'h, d'une ancienne forme Clut-Gnou signifiant illustre-notoire.
- Trégourez - Tregourez
Trégourez, en breton Tregourez, sans accent sur le E, est attesté au XI° siècle avec un Trechoruus lisible dans le cartulaire de l'Abbaye de Landévennec. Nous lisons formes toponymiques anciennes en 1395 et 1400 avec un Tregoures. Signalons les formes Tregours en 1501 et Tregourres en 1606, toutes deux retrouvées dans les archives départementales du Finistère.
Ce toponyme dériverait du Tre- rappelant une unité administrative ou sous-partie de paroisse, et Goray considéré comme une déformation du toponyme Coray.
- Tréguennec - Tregeneg
Tréguennec, en breton Tregeneg, se décompose en Tre- définissant une unité territoriale avant de prendre le sens écclésiastique de trève que nous lui connaissons actuellement. La deuxième partie du toponyme est un anthroponyme: Keneg dont le K subit une mutation propre aux langues celtiques.
Nous connaissons plusieurs formes toponymiques anciennes dont un Tregaenoc en 1330 et un Trefguaennec en 1368 dans les pouillés de la Province de Tours. La réformation des fouages de 1426 nous propose un Trefguaennec puis un Tregueneuc en 1536. Signalons le Treguenec présent dans les archives de Loire-Atlantique.
- Trégunc - Tregon
Trégunc, en breton Tregon, se retrouve utilisé en plusieurs lieux de Bretagne et est microtoponyme de la commune de Batz-sur-Mer.
Pour la commune et paroisse qui nous intéresse, il est cité dès 1038 et 1084 dans le Cartulaire de l'Abbaye de Sainte-Croix en Quimperlé sous la forme Treguenc puis nous pouvons le retrouver dans le Cartulaire de l'Abbaye de Landévénnec sous forme identique. Quimper et le Cartulaire de sa Cathédrale nous offira un Tregunc en 1270 alors que les pouillés de la province tourangelle nous délivrent un Trefguenc en 1368 suivi d'un Tregonc à la fin du XV° siècle.
De l'avis de toponymistes comme B.Tanguy, Tré ne semble pas désigner une trève - subdivision territoriale, mais signifirait trans- = passage. Ce même toponymiste propose Konk comme seconde partie de ce toponyme et lui donne le sens de bras de mer ou bras de mer se mêlant à la terre et serait à rapprocher du Konk de Concarneau.
- Trémaouézan - Tremaouezan
De nombreuses formes toponymiques anciennes attestent de Trémaouezan, en breton Tremaouezan.
C'est Dom Morice qui confirme ce toponyme dans ses Preuves de l'Histoire ecclésiastique ; en 1363, il signale un Tremagoezan. La réformation des fouages de 1426 nous présente un Treffmagoezen puis un Trefmagoezen en 1448 alors que nous pouvons lire dans les documents archivés du Finistère un Trefmagoezan cette même année. Comme souvent la source la plus fournie reste les archives finistériennes avec un Tremauguoezan en 1474, un Treffaouezan en 1498, un Treffmauuezen en 1506, un Treffmaouezan en 1561, un Trevaoezhan en 1604, un Trevaouezhan en 1604, un Treffmaouuezan en 1607, un Trefmaouezan en 1647, un Tremaoezan en 1655 et un Trevoezan en 1712. Les registres paroissiaux de Ploudaniel nous laissent lire un Tremaouezan en 1669 et celui de Gouesnous, un Trevaouezan en 1692.
Ce toponyme est formé sur Trev dont le sens primitif délimitait une division territoriale locale, et l'anthroponyme Maouezan ; sans doute le nom du chef de clan ayant colonisé ce territoire lors de l'arrivée des bretons insulaires.
- Tréméoc - Tremeog
Tréméoc, en breton Tremeog, est attesté dans la cartulaire de l'Abbaye de Saint-Sulpice-la-Forêt dès 1260 sous la forme Tremaeoc. Nous pouvons retrouver forme ancienne toponymique en 1330 avec un Tremaoc présent dans les pouillés de la Province de Tours ; il y est confirmé en 1368 avec un Treffmaeheuc. Signalons le Tremaec de 1426 et le Tremaeuc en l'an 1447.
Ce toponyme est formé sur Trev dont le sens primitif recouvrait une division territoriale du Plou = paroisse, division administrative, et de l'anthroponyme Maeog.
Qui était Maeog ? Nul ne le sait et ne le saura ; sans doute un Pentiern, chef de l'unité de peuplement originel en ce territoire
- Tréméven - 29 - Tremeven-Kemperle
Trémeven, en breton Tremeven-Kemperle, est cité dans la réformation des fouages en 1426 sous la forme Trefmeven. L'année 1427 voit retrouvée forme ancienne de ce toponyme dans les archives du Finistère avec un Tremeguen qui sera complété fin XV° par un actuel Tremeven dans les pouillés tourangeaux. Signalons le Tremeuuen de 1562.
Trev, en breton, est une subdivision de la paroisse mais, aussi et surtout, un quartier dans un territoire donné. Tréméven serait donc un quartier où habitait un certain Méven qui aura donné son nom à la commune.
Quels sont les hauts faits de ce Méven ? Était-il un pentiern, chef dont le charisme imposa, ou un religieux, chrétien ou non ?
Nul ne sait...
- Tréogat - Treogad
Tréogat, en breton Tregad, est, pour l apremière fois connue, attesté dès 1348 sous la forme Trefvozgat dans le Cartulaire de la Cathédrale de Quimper. Ce toponyme se retrouve aussi à Augan.
Il fut retrouvé la forme toponymique ancienne Treozgat datée de l'an 1389 dans les archives du Finistère.Les Actes du Saint-Siège nous font aussi connaître un Trevosgat daté de 1405 ; il sera suivi d'un Trefvogat retrouvé dans la réformation de fouages de l'an 1427. Alors que les pouillés de l'Évêché de Tours nous laissent lire un Trevogat à la fin du XV°, nous retrouvons notre toponyme sous la forme Treffvozgat en 1521. La réformation des fouages, encore et pour l'année 1536, nous dévoile un Treogat très actuel. Signalons le Troogat du registre paroissial de 1702 et le Treaugat de 1681.
Ce toponyme est formé sur Trev dont le sens primitif indiquait une division territoriale du territoire, et de l'antroponyme Bozkad - le B mutant en V.
Bozkad se retrouve comme prénom et est usité jusqu'au XVIII° siècle. Bozkad, prénom celtique, signifierait Victoire au combat et provient de Bud = la Victoire et Kad = le combat.
- Tréouergat - Treouergat
Tréouergat, en breton Treouergad, apparaît en 1371 dans les Preuves de Dom Morice sous une forme toponymique ancienne mais très actuelle: Treouergat.
L'année 1389 nous offrira un Treffgouescat qui sera suivi d'un Treffgoezcat en 1467 dans les pouillés de Tours. Ce sont les archives finistériennes qui nous fournissent le plus de toponymes anciens pour cette Paroisse ; nous y lisons un Trefgoezcat en 1530, un Treffgouezcat en 1611, un Treffouezcat en 1622, un Treffgouergat en 1641, un Traouescat en 1644, un Trefgouezcat en 1650, un Treouezgat en 1684, un Treouargat en 1685, puis un Treoüescat en 1697. Si le registre paroissial de Plourin nous laisse lire un Trefguescat en 1682, celui de la Paroisse nous offre un Tregouezcat en 1692.
Tréouergat dérive de Trev qui est subdivision des Plou ; d'entités territoriales, elles sont devenues entités religieuses. Ergat - ou Wergat, est, d'après la tradition, un saint Abbé aux dons multiples et prodigieux ; une partie de son crâne est d'ailleurs conservée à Tréouergat où il est célébré le 2 août. Ergat est aussi à l'honneur à Pouldergat qui lui doit partie de son toponyme.
- Trézilidé - Trezilide
C'est en 1426 qu'une forme toponymique ancienne de Trézilidé, en breton Trezilide sans aucun accent, apparaît pour la première fois connue dans les écrits ; il est alors orthographié Treselide et nous étions en l'an 1426. Nous le retrouverons en 1534 avec un Trezelide.
Trézilidé dérive de Trev, trew = paroisse, et d'un anthroponyme, saint ou chef breton, dont les hauts faits furent emportés par les vents de l'Histoire. Nous pourrons néanmoins noter la présence d'un Saint Séléden et chapelle lui étant dédiée en la commune de Plussulien. Nous pourrons aussi signaler une charte de l'Abbaye de Cluny datée de l'an 1115 permettant la fondation d'un monastère de Seleden dépendant du Diocèse de Bâle, en Suisse.
⌘ Nos toponymes
Datant souvent des temps les plus anciens, images de l'Histoire, de ses hommes, de leurs langues, nos toponymes sont reflets de l'occupation des territoires par les civilisations qui se succèdent.
L'immense majorité de nos toponymes datent des temps les plus anciens, parfois du néolithique ou de la période préceltique, notamment les oronymes et hydronymes. Ils sont aussi légions à avoir été créés lors des grands défrichements qui ont fait naitre nos paysages, nos hameaux, nos villages et communes actuelles. Images de l'Histoire, de ses hommes et de leurs langues, plusieurs strates linguistiques y sont visibles.
Déplorons les néo-toponymes passe-partout, tristesse effrayante, déprimante et appliqués sans réflexion à des lieux chargés de si belle histoire. Combien de Kerlouano devenus Semaine des quatre jeudis, pour citer une commune bretonne au riche passé ; combien de nouvelles communes aux noms à faire pleurer pierres et monuments ; simple plaidoyer pour nos toponymes, si riches, si beaux, si maltraités par facilité intellectuelle.
Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: un microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli. Nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.