tchinggiz

Lorient
Bourhis Michel François Eugène

An Oriant

An Oriant
( Lorient )
lorient-1
Lorient: L'enclos du port

Lorient

■ Bourhis Michel François Eugène

Bourhis Michel François Eugène est né à Keryado le 28-07-1896.

Il mesurait 1,52 mètre, avait les cheveux et sourcils châtains, les yeux bruns, le front ordinaire, le nez moyen, le menton non défini et le visage ovale. Michel François Eugène avait un niveau d'études non vérifié.

Il décèdera le 08-08-1917 à Vacherauville ; il avait 21 ans.

Mort pour la France en 1914-1918, tué à l'ennemi, il était soldat au 104° RI° Régiment d'Infanterie.

Lors de son incorporation militaire, il était peintre en bâtiment.

Ne l'oublions pas et gardons lui mémoire !



Lorient

Lorient
  • Français: Lorient
  • Breton: An Oriant
    ( Brezhoneg )
  • Population: 58 100
    Gentilé: Lorientais
  • Type: Commune
  • Superficie: 17,48 km²
    Densité: 3323.8 hab/km²
  • Latitude: 47°45'54" N
    Longitude: 3°22'58" W
  • Latitude: 47.748452
    Longitude: -3.366182
  • pages: 120

⌘ Bourhis Michel François Eugène

Bourhis Michel François Eugène

◎ États de service

  • 21-11-1914 => Engagé volontaire à Lorient pour la durée de la guerre pour le 104° RI, arrivé au corps le 25-11-1914, soldat de 1° classe
  • 08-08-1917 => Tué à l'ennemi à Vacherauville, dans la Meuse

⌘ Bourhis Michel François Eugène

C'est le 30 juillet à 4 heures du soir, que Jean-Michel-Louis Le Bourhis, âgé de 25 ans, habitant Calvin, au 9 rue du Manio, chaudronnier au port, voit naissance de son fils né du légitime mariage avec Marie-Françoise Le Tily, ménagère. Ils prénomment leur garçon Michel-François-Eugène ; l'enfant présenté à l'officier d'Etat-Civil est né le 28 juillet à 11 heures du soir et, après constat de l'Officier de l'État-Civil, est déclaré de sexe masculin.

La déclaration de naissance fut faite par Marie-Joséphine Le Tily, épouse de Pierre Vandrénan, âgée de 43 ans, ménagère. Elle est accompagnée de deux témoins comme il est d'usage ; le premier s'appelait François Le Guin, menuisier âgé de 45 ans habitant Keryado ; et le second se dénommant Amédée Kermabon, instituteur de 27 ans habitant aussi Keryado.

La déclarante indiquant ne savoir signer, elle ne le fera pas. Les témoins signent tout comme Pierre Le Breton, adjoint spécial et officier d'État-Civil, ratifie l'acte de naissance.

◎ Le dernier jour

Cette guerre, qui devait être fraîche et joyeuse comme l'affirmaient journaux et politiques mais ne sera que sanglante et douloureuse, voit les soldats de 1914 se battre à la mode ancienne: ils sont plus proches du soldat de Napoléon que du combattant moderne.

En 1914, comme au siècle précédent, le soldat marche avec son barda, son fusil et ses tenues voyantes. On charge à la baïonnette comme lors des batailles napoléoniennes en n'ayant pas compris que l'artillerie et les armes modernes sont terriblement dévastatrices.

◎ Ce 8 août 1917

Depuis le 12 juillet, un nouveau dispositif est organisé. Le 14, le 3° bataillon du 104° RI quitte les abris de Montgrignon et va relever le 3° bataillon du 102° RI en soutien dans le sous-secteur de Vacherauville. Une compagnie du 2° RI relève les 2 sections de mitrailleuses du 104° ainsi que la 5° et 6° compagnies du 104° dans le secteur du Poivre. Les compagnies relevées vont au repos aux abris du Longbut. Des unités du régiment font des travaux de consolidation des positions et perd des hommes tous les jours.

Découvrons les derniers jours de notre ami en lisant le journal de marche du régiment:

  • 1° août 1917

    Sans changement, continuation des travaux.
    Pertes: 3 tués - 12 blessés
  • 2 août 1917

    Conformément à l'ordre pour les travaux du 1° au 2° août, le 2° bataillon fait occuper, dès 4 heures, par des postes, les tranchées de l'Orne, d'Argentan et de la Prairie
    Dans la soirée du 2 août, le 1° bataillon qui était en soutien va relever en 1° ligne le 2° bataillon lequel, après relève, va cantonner à Verdun en réserve de Division d'Infanterie
    Le 3° bataillon quitte le cantonnement de Verdun et vient remplacer le 1° bataillon en soutien du sous-secteur
    Continuation des travaux
    3 blessés: Soldat Nebout Jean; 5° compagnie - Bousselet Gaston et Cattiaux Jean, 7° compagnie
  • 3 août 1917

    Sans changement - continuation des travaux
    4 blessés: soldat Babin Ahuire Félix Marcel, CHR - soldat Bouchelier René, 2° compagnie - caporal Mary Edmond, 11° compagnie - soldat Hubleu Narcisse, 11° compagnie
  • 4 août 1917

    Même situation; continuation des travaux

    Tués: sous-lieutenant Goutandier, 9° compagnie - sergent-fourrier Hérisson Jules, 9° compagnie - soldat Guéry Jules, 10° compagnie
    Blessés: Lieutenant Ronein, 10° compagnie - sergent Collechia Jean-Baptiste, 11° Cie - soldats Joubert Albert, Lesqueet Ernest, 1° Cie - soldats Cahard René et Barbe André, 2° Cie - soldat Legret Louis, 3° Cie - soldat Baqué Jean-Émile, 9° compagnie
  • 5 août 1917

    À partir de 3h45, 2 sections de la 1° compagnie occupent la nouvelle tranchée de Mitau, de 7228,5 à 6927
    Le soir, continuation des travaux
    Blessés: soldat Foyer Ernest-Victor, 1° Cie - soldat Ozenne Ernest-Alfred-Marcle, 9° Cie
    Tué: soldat Pasqualini Jean, 1° Cie
  • 6 août 1917

    En exécution de l'ordre d'opération N° 3 bis en date du 5 août 1917 du Général commandant l'ID7, le 3° bataillon - bataillon de soutien, protégé sur son flanc droit et sur son flanc gauche - voir ordre d'opération du Lieutenant-Colonel, par 2 sections du 1° bataillon - bataillon de garde, enlève la tranchée de Mitau, s'y établit et entreprend les travaux prescrits par la note du Lieutenant-Colonel en date de ce jour - travaux préparatoires d'attaque. Au petit jour, sauf 3 sections qui restent dans la tranchée de Mitau, le 3° bataillon rentre dans son secteur.
    le bataillon de garde (1°) fait placer un poste à la passerelle 6023 et un autre vers 6255,5 - Il se conforme aux ordres du Lieutenant-Colonel pour l'occupation des tranchées - voir compte rendu aux annexes.
    Le groupe franc qui devait aborder le boyau du Microbe n'a pu remplir sa mission, ayant été accueilli à coups de fusil et de grenades.
    Tués: sous-lieutenant L'hotellier, 11° Cie - soldat Girard Jean-Baptiste, 3° Cie
    Blessés: Soldat Pincent Louis, CHR - Dudognon Raymond, 3° Cie - caporal Galichon Émile, soldat Peignen Constant, 9° Cie
  • 7 août 1917

    Dans la soirée, deux sections du bataillon de garde - 1° bataillon, relèvent dans la tranchée du Mitau les sections du bataillon de soutien - 3° bataillon, qui y ont été laissés
    Réalisation du nouveau dispositif d'occupation vus par le Colonel.
    Continuation des travaux.
    Dans la nuit, au petit jour, notre PP - Petit Poste, de 6023 a été attaqué à la grenade. La riposte éloigne l'ennemi.
    Le chef du bataillon de garde - 1° bataillon, transporte son PC de M - ancien R1, boyau de Lisbonne à Vacherauville.
    Blessés: soldat Choisel Isidore, 1° Cie - soldats Arcelin Lucien, Le Duc Maurice, Sellès Louis, 3° Cie
  • 8 août 1917

    À 8 heures, le Lieutenant-Colonel transporte son PC du PC canal - ouest de Bras, à Vacherauville - PC M8
    Dans la soirée:
    1 ⤇ Le 3° bataillon, qui était en soutien, a relevé en 1° ligne le 1° bataillon. Ce dernier bataillon s'est ensuite rendu à Verdun où il a cantonné - réserve de Division d'Infanterie.
    2 ⤇ le 2° bataillon a quitté ses cantonnements de Verdun pour aller remplacer le 3° bataillon en soutien du sous-secteur.
    Continuation des travaux suivant les ordres donnés.
    Un forte reconnaissance du 3° bataillon qui avait pour mission de s'installer en 5923 et 5623 n'a pu réussir en raison du feu de l'ennemi - voir rapport aux annexes.
    Blessés: Lieutenant Caplain, 11° Cie - 13 blessés
    Tués: 2 tués
  • 9 août 1917

    Continuation des travaux suivant ordres donnés.
    À partir de cette nuit, le bataillon de garde fournit entre le canal de l'Est et la Meuse, au sud du Petit Poste 6023, 2 petits postes de 1 sergent; 1 caporal et 8 hommes - voir ordre à ce sujet.
    Tués: sergent Chevalier Edmond, 10° Cie - soldats Laffiley Étienne, Glacet René, 10° Cie
    Blessé: Domain Gabriel, CHR - Compagnie Hors Rang.
  • 10 août 1917

    À 2 heures, au cours d'un violent bombardement d'une durée de 45 minutes, les allemands exécutent un coup de main sur la section de l'aspirant Seynaeve de la 9° Cie qui protégeait les travailleurs du centre de notre dispositif.
    Les travaux sont continués d'après les ordres donnés.
    Conformément à l'ordre pour la nuit du 10 au 11 août; le 2° bataillon fait placer au cours de cette nuit:
    ⤇ Un petit poste à la passerelle 5923; tenant les 2 rives du canal.
    ⤇ Un petit poste à 50 mètres sud de 5623 ; point où le boyau du microbe rencontre la rive nord du canal. Ce poste tient la rive sud du canal.
    Pertes: 3 tués, 10 blessés, 4 disparus

Ainsi, ce 8 août 1917, disparaissait Michel-François-Eugène Le Bourhis, breton jeune encore et natif de Keryado, en Bretagne.