⌘ Le crime de Gourhel
Le 2 décembre 1885, un horrible crime secoua l'agréable et petite commune bretonne de Gourhel, en département du Morbihan, et marqua fortement les esprits de ses habitants peu habitués à ces horreurs.
Mathurine Guillaume, vieille fille de 72 ans tenant l'auberge du village et surnommée la Vierge, fut retrouvée raide morte sur son lit. Elle avait la tête fracassée sur la tempe droite et sur le haut du crâne. Son auberge avait été remuée de fond en comble à la recherche d'argent et il fallut une bonne année pour retrouver l'assassin...
◎ Un horrible crime
.
Une pauyre vieille fllle de 72 ans, connue sous le so-
briquet de la Vierge et nommée Mathurine Guillaume,
qui tenait une petite auberge depuis une trentaine
d'années à Gourhel, a été trouvée, le 4 décembre au ma-
tin, étendue morte sur son lit, la tête fracassée a la
tempe droite et au milieu du crâne.
Les meubles avaient été forcés, une somme d'argent
et des draps de lit enlevés, des taches de sang sur le
sol de l'appartement étaient recouvertes d'une couche
de cendre.
L'instrument qui, selon toute probabilité, a servi à
commettre le crime, a été trouvé : c'est une petite masse
de casseurs de pierres, très usée et depuis longtemps
hors d'usage, mais ayant un manche neuf de 25 à 30
centimètres de longueur seulement.
Les misérables, après avoir frappé cette pauvre
femme de deux coups, tous les dsux mortels, l'avaient
portée toute habillée sur son lit et jeté sur elle la cou-
verture.
La cour d’assises du Morbihan a con
damné aux travaux forcés à perpétuité
le nommé Jean-Marie Blanchard, bûcheron,pour assassinat de Marguerite Guil
laume, âgée de soixante-douze ans, dite
la Vierge, demeurant à Gourhel.
Le crime avait été commis le 2 décem
bre 1885, et les recherches étaient de
meurées infructueuses pendant onze
mois.
23 mars 1887