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Ploudaniel

Presse passée

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Presse passée

Ploudaniel

ploudaniel
tFrançais Ploudaniel
tBrezhonegPlouzeniel
tPopulation 3 700 hab
tGentilé ploudaniélois
tSuperficie 46,28 km²
tDensité79.95 hab/km²
tLatitude 48°32'60" N
tLongitude 4°19'0" W
t Latitude48.533298
t Longitude-4.316670

Rue Bric et Brac

Presse passée

Ploudaniel La bêtise

Je puis bien dire cela, aucune femme ne me comprendra: On a tort d'épouser une femme bête.
Au début la chose est sans importance. La force de l'amour absorbe entre époux toute intellectualité; les charmes qu'on trouve aux premiers instants de la vie commune et conjugale dissimulent, cachent et font oublier l'écueil dans lequel on doit inévitablement tomber, quand les baisers d'amour ont perdu leur saveur. C'est dans la suite seulement que viennent les regrets et que s'ouvrent les yeux. Il arrive en effet, entre autres choses, que pour conserver une paix relative au foyer, on devra choisir ses relations et ne fréquenter que des gens d'un intellect inférieur qui ne porteront pas ombrage à la maîtresse du logis.

TORTS ET MANIES: conventions sociales et mondaines, questions de morale; les femmes, l'amour, le mariage; éducation, hygiène, administration, politique - par Auguste Prieur - 1915

Ploudaniel Un galant vicaire et la fille d'un fossoyeur

Ploudaniel, 5 juin - La disparition de l'abbé Appriou, vicaire à Ploudaniel et de Mademoiselle Le Bras, fille du fossoyeur de cette commune, fait dans la région l'objet de tous les commentaires.
Avant sa fugue, l'abbé Appriou avait commandé chez un tailleur de Landerneau un complet fantaisie qu'il avait fait porter au presbytère de Ploudaniel, au grand émoi du bedeau qui reçut celui-ci. Un coupé de Landerneau vint au petit jour chercher l'abbé, dont, on est depuis sans nouvelles.
Trois jours auparavant, Mlle Le Bras, sur le compte de laquelle des bruits, aujourd'hui justifiés, circulaient, avait, de son côté, quitté Ploudaniel, sous prétexte d'aller voir une tante à Morlaix. Quelques jours après, son père, inquiet de ne pas la voir revenir, alla à sa recherche dans cette dernière ville, mais en vain, on suppose que l'abbé Appriou et Mlle Le Bras se seront embarqués sur un navire en partance de Morlaix pour l'Angleterre.
L'abbé Appriou, qui est originaire de Plougerneau, est un ancien missionnaire qui a résidé quelque temps au Canada. Il a emprunté, avant son départ de Ploudaniel, différentes sommes assez importantes à des habitants de la commune : 12,000 francs à une femme qu'il avait réussi à apitoyer sur le sort de sa vieille mère ; 4,000 francs à un notable, etc.

LA CALOTTE - 10 juin 1910