GuidesAccueil

Paris

Presse passée
Paris
Paris: Smog sur le quartier de la Défense

Presse passée

paris-5

La presse du passé est passionnante !

Regorgeant d'anecdotes ou de faits-divers, parfois croustillante, souvent sordide, parfois amusante, elle nous permet de ressentir la manière de pensée de nos aïeux, de ceux qui ont vécu en cette commune, en ce territoire, de ceux qui l'ont fait vivre et que nous visitons.

La presse passée redonne vie aux simples citoyens, à ces gens qui n'auront jamais nom en livres d'histoire.

Il est plaisant d'y voir l'évolution des importances: en 1900, le commissaire fait une enquête pour un vol de jambon ; . La violence est importante: violences ménagères ou non sont courantes, violences villageoises, banditisme ou non aussi ; les comptes se règlent à coups de poings, de bâtons ou autres armes.

Les cuites sont monnaie courante et pas exclusives de certaines régions: nombre de nos aïeux - ayant sans doute très soif, picolent sec !

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire et acheter la Presse: vous la ferez vivre et imprimerez l'Histoire !

Paris

paris
tFrançaisParis
tFrançaisParis
tPopulation 2 211 000 hab
tGentilé parisiens
tSuperficie 105,40 km²
tDensité20977.23 hab/km²
tLatitude 48°52'36" N
tLongitude 2°21'40" E
tLatitude48.860001
tLongitude2.344450

Rue Bric et Brac

Presse passée

Paris  L'orgie artistique

Paris, 10 avril - On se souvient des scènes d'orgie qu'un jeune peintre anglais, nommé Bulton, organisait en son atelier du boulevard Montparnasse. La police prévenue fit, un soir, irruption au milieu d'une saturnale costumée, et tous les personnages du tableau vivant furent arrêtés pour outrages aux bonnes moeurs et attentat à la pudeur. Le principal inculpé, le peintre Bulton, vient d'être frappé d'aliénation mentale, dans la prison de la Santé, où il était détenu. Sa démence se dénonça d'une façon répugnante: il mangeait ses excréments. Un médecin a été commis pour examiner Bulton, qui sera peut-être transféré dans un asile d'aliénés. C'est le régime de la détention qui a détraqué son cerveau déjà malade.

L'HUMANITÉ - 19 avril 1904
L'atelier de Bulton était situé au 83 boulevard Montparnasse

Paris  Sourd-muet loquace !

Paris, 27 janvier - Un individu s'en allait de maison en maison, poussant des sons inarticulés et faisant comprendra par signes qu'il était sourd-muet. S'il voyait que sa pantomime ne produisait pas l'effet désiré, il exhibait une pancarte sur laquelle on lisait: Je suis sourmuet de nessance. Un affreux axidant m'a privez de mais parans ; g'implore la personne charitabe de secourir ma misaire.
Le prétendu sourd-muet offrait des papiers contenant un alphabet dactylogique ; le prix n'en était pas fixé, et il recevait en échange tout ce qu'on voulait bien lui donner. Il recueillait ainsi d'abondantes aumônes, et il aurait probablement continué longtemps ce fructueux métier, si un marchand de vins à qui il s'était adressé n'avait conçu quelques doutes sur la réalité de son infirmité. Ce commerçant refusa de donner de l'argent à ce mendiant suspect et, l'ayant suivi à pas de loup comme il se retirait, l'entendit murmurer entre ses dents: Gredin ! avec toi il n'y a pas moyen de gagner sa pauvre vie !
Sûr de son affaire, le marchand de vins signala le faux sourd-muet aux sergents de ville qui le surveillèrent, s'emparèrent de sa personne et le conduisirent au bureau du commissaire du quartier Saint-Gervais.
Là, il essaya encore de simuler la surdi-mutité mais quelques-unes des épreuves auxquelles on soumet les conscrits qui feignent d'être sourds le convainquirent bientôt de mensonge, et il finit par parler en avouant qu'il entendait parfaitement. À la suite de son interrogatoire, ce rusé personnage fut envoyé à la Préfecture.

LE PETIT JOURNAL - 1 février 1863