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Larmor-Plage

L'église de Larmor
Larmor-Plage
Larmor-Plage: Sur la plage de Kerguélen

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TLarmor-Plage:


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Larmor-Plage

larmor-plage


tFrançais Larmor-Plage
 
tPopulation 8 400
tGentilé larmoriens
tSuperficie 7,27 km²
tDensité1155.43 /km²
 
tLatitude 47°42'0" N
tLongitude 3°23'60" W
tLatitude47.700001
tLongitude-3.383330


Rue Bric et Brac

TL'église de Larmor

À l'entrée de la rade de Lorient, la ville de Larmor-Plage est enjolivée par la présence de Notre Dame de Larmor, superbe église dont les 4 piliers du transept, vestiges de l'édifice du XIV°, ont été intégrés avec honneur aux remaniements du XVI°.

TUn peu d'histoire

Selon la tradition, c'est Sant Gweltaz ar Fur - Saint Gildas le Sage, VI° siècle et mort à Houat, qui fonde une chapelle en ces lieux. La présence d'un camp fortifié viking, à Locqueltas entre 820 et 940, verra la destruction et l'abandon de l'édifice.

Sous le règne de Geoffroy I°, 992 à 1008, l'édifice reconstruit devient un lieu de pèlerinage marin. La chapelle de Notre Dame de Larmor le restera mais perdra de son importance au bénéfice du pèlerinage de Sainte Anne d'Auray inauguré en 1625.

Larmor-Plage y célèbre toujours la Nativité de la Vierge le 8 septembre et Notre Dame de la Clarté le 2 juillet.

Le dimanche le plus proche du 24 juin est jour de Bénédiction des Coureaux. A cette occcasion, une messe est célébrée en plein air au théâtre de l'Océan puis une gerbe est déposée en mer à la mémoire des marins disparus.

TÀ l'extérieur

Le clocher est une ancienne tour de guet fortifiée et frappe par son aspect massif. Munis de jumelles, observez les têtes gravées sur la flèche. Elles rappellent sans doute le rôle premier de la tour dont la construction, pierre gravée témoignant, débuta en 1613. C'est en 1630, sous Louis VII° de Rohan, Prince de Guéméné (1562 - 1589) que se terminera ce chantier. Cette date est gravée sur la guérite du guetteur que vous pouvez apercevoir sur la tour, côté sud. Il semble que ces travaux de 1613 furent la reprise des restes d'une maison fortifiée datant de 1350 - 1400.

Vers la fin du XVI°, les navires de la Royale, la marine nationale, prirent l'habitude de saluer le clocher à coups de canon lors de leurs départs en mer. Les cloches y répondaient et le bedeau hissait le drapeau sur la tour et Bon vent à qui me salue !

La légende raconte que le capitaine de frégate Jugan, commandant la Sémillante appareillant le 10 avril 1854, refusa de faire tonner le canon au passage de Notre Dame de Larmor sous prétexte qu'il était huguenot. Mal lui en pris.

Construite à Lorient, lancée le 6 février 1841 et armée le 22 mars 1854 pour la guerre de Crimée, la Sémillante coula corps et biens entre le 15 et 16 février 1855 sur des brisants des îles Lavazzi, près de Bonifacio, en Corse. Ce naufrage marqua les esprits et Alphonse Daudet le décrit de manière romancée dans Les lettres de mon Moulin.

larmor
L'église Notre Dame de Larmor

TLe porche

Situé au nord, contrairement aux us, ce porche à apôtres est, avec Kernascléden, le seul des anciens territoires des Rohan. Construit en 1491, année du mariage d'Anne de Bretagne avec le roi de France, Charles VIII, il fut achevé en 1552 comme le témoigne le phylactère tenu par l'angelot blasonné de la clef de voûte.

Remarquez les baldaquins et les piédestaux, tous différents ainsi que les apôtres, tous réalisés en tuffeau de Loire sauf Saint Simon qui est en granit. Ils sont un assemblage de deux blocs dont le raccord est de grande facture.

Chaque apôtre, polychrome et daté de 1518, porte un phylactère (banderole) portant une citation latine le caractérisant. Un symbole permettant de le reconnaître par une population analphabète est aussi sculpté. Tous sont frisés, sauf Saint Simon et Saint Jacques le Mineur. Tous sont barbus, signe d'âge et de sagesse, sauf Saint Jean qui ressemble au Saint Jean du retable de la Piéta. Les douze premiers donateurs ont laissé leur nom sur le socle de ces statues sauf le Seigneur de Pen C'hoat qui y a apposé son blason.

Le phylactère de Saint Philippe porte la mention Descendit ad inferna au lieu de Descendit ad infernos. En effet, le concile de Trente, de 1545 à 1563, interdit Descendit ad inferno; cette phrase étant à double sens et désignant aussi le rectum !

La tête gravée aux pieds de Saint Jacques, reste un mystère. Qu'est-elle sensée représenter ? Ogmios, dieu celte de la parole et source de vie, figuré émanant des feuillages ?... L'Adam d'un évangile apocryphe ?...

La question reste ouverte et ce type de représentation se retrouve aussi à Bodilis, Braspart, Sizun, Commana, La Martyre.

Ce proche est d'une belle symbolique. Passant du monde profane à celui du sacré, les apôtres vous accompagnent et vous aident à atteindre le monde spirituel qui est à l'intérieur de l'église

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